Le vieux Mandarin raconte, la Chine

J'écris ce livre sur la Chine

posté le 11-02-2017 à 08:15:59

volume 2 chapitre XI page (52)

Le pinceau
L'histoire du pinceau remonte à 3000 ans, soit environ 1000 avant notre ère, peut-être même, plus tôt.


Bien qu'aucun exemplaire ne subsiste plus aujourd'hui, ces pinceaux, comme certains encore de nos jours, se composaient généralement de poils, matériau qui se dégrade assez rapidement.


Des preuves historiques démontrent maintenant leur existence antérieure à la dynastie des Zhou de l'ouest (-1027-771 av JC.) à partir des représentations sur les poteries de l'époque Zhou et des inscriptions sur les os d'oracle de la période de la dynastie des Shang (1700-1122 av JC.).


D'autres documents historiques concernant le pinceau confirment son utilisation pour l'écriture sur la soie ainsi que sur des pièces de bambou et de bois au cours de la dynastie des Zhou de l'Est (770-221 av JC).


Le plus ancien exemplaire d'un pinceau existant provient d'une momie (c'est à dire, scellé dans une tombe) découverte près de la ville de Sui zhou dans l'actuelle province du Hubei, au cœur du centre de la Chine, à savoir, sur le site archéologique connu sous le nom de Tombeau de Zeng hou yi.


Selon diverses sources, ce pinceau date de la période des Printemps et Automnes (770-476 av JC.) de la dynastie des Zhou de l'Est (la Période des Printemps et Automnes se situe pendant la première moitié du règne de la dynastie des Zhou de l'Est, la période des Royaumes Combattants (475-221 av JC.) étant la seconde période.


Citons également plusieurs pinceaux datant de la Chine antique, celui de l'époque des Royaumes Combattants découvert dans les montagnes de Zuo jia près de la ville de Changsha (province du Hunan) celui de l'ère de l'Etat des Qin déterré du tombeau de Fang mat an, près de la ville de Tian shui dans la province du Gansu à noter que l'Etat des Qin, de l'époque des Royaumes combattants, finira par conduire à la formation de la dynastie des Qin (221-207 av JC) celui de l'époque de la dynastie des Qin retrouvé dans le village de Shui hu du comté d'Yunmeng, dans la province du Hubei.

 

 

 


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1. jill bill  le 11-02-2017 à 12:44:15  (site)

Ah votre fameux pinceau... merci René et bon W-E en Chine, bises

2. trublion  le 11-02-2017 à 15:53:38  (site)

C' est vrai que les pinceaux en poils véritables s' usent vite !
Une chance cette découverte dans une tombe

3. Sony@ 972  le 11-02-2017 à 19:12:09

Vous avez des trésors
Très belle page
J'ai apprécié

Bon week-end
Gros bisous créoles

4. fanfan76  le 12-02-2017 à 01:51:37  (site)

MERCI René, mes amitiés, bon dimanche, fanfan

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posté le 10-02-2017 à 07:56:27

volume 2 chapitre XI page (51)

Cette dernière caractéristique était importante pour deux raisons: si, bien sûr, la pierre ne devait pas absorber l'encre, elle ne devait pas, non plus, avoir besoin d'être nettoyée régulièrement (habituellement dans un mélange d'eau tiède avec des feuilles de thé ou de lotus, jamais dans de l'eau chaude ou froide qui pouvait casser la pierre).


Sur les pierres choisies taillées et façonnées, s'ajoutaient habituellement des motifs décoratifs, représentant, souvent, des mini- paysages. Parfois, l'encrier lui-même s'identifiait à un étang entouré d'un jardin, comme celui d'un érudit chinois.


Les meilleures pierres d'encre rescapées de l'apogée de la production des pierres à encre en Chine demeurent, aujourd'hui, des objets de collection achetés par des connaisseurs du monde entier.


Parmi ces objets de valeur, on trouve, notamment, les pièces les plus artistiquement décorées mais aussi celles qui possèdent un pedigree, (c'est à dire connues pour avoir été utilisées par un auteur, un calligraphe ou un peintre célèbre bien que la plupart de soit exposée dans les musées dédiés à ces artistes).


La pierre à encre était considérée non seulement comme un article d'artisanat un outil, mais aussi comme un talisman ou un porte-bonheur, quelque chose de très beau.


Sans nul doute, l'aspect de l'attachement personnel à cet objet le rendait très particulier et l'élevait au rang suprême parmi les quatre « outils » de la calligraphie de la Chine antique.

 

 

 


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1. jill bill  le 10-02-2017 à 08:20:08  (site)

Un très bel objet je n'en doute pas... merci, bon vendredi en Chine, bises

2. trublion  le 10-02-2017 à 16:15:03  (site)

on comprend l 'envie de décorer un objet qui permet de s' exprimer par la calligraphie, et chaque pierre a son histoire

3. fanfan76  le 10-02-2017 à 23:48:45  (site)

C'était très important la pierre à encre, un bel objet ... MERCI René, bon week-end, fanfan

4. p1a1s1c1a1l1  le 11-02-2017 à 02:07:27  (site)

Merci beaucoup bonne soirée

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posté le 09-02-2017 à 07:05:12

volume 2 chapitre X page (50)

La pierre à encre
Considérée par les anciens érudits chinois pour être le plus important des quatre outils de la calligraphie, la pierre à encre constituait la clé pour produire le type d'encre désiré.


Une pierre à encre de qualité était particulièrement convoitée.


La pierre à encre possède une surface rugueuse (avec différents degrés de rugosité) pour moudre le bâton d'encre en poudre ainsi qu'un petit récipient (ou encrier), dans lequel la poudre est mélangée à l'eau créant, ainsi, l'encre liquide.


Seules de petites quantités d'encre pouvaient être produites à chaque fois car celle-ci s'évaporait assez rapidement.


La pierre à encre se fabriquait à partir d'une grande variété de matériaux: céramique, brique, métal, laque, porcelaine et, la plus commune, la pierre naturelle.


En effet, partout en Chine, aussi bien sur les montagnes que le long des rivières, se trouvait une variété infinie de ces pierres naturelles. Comme la demande pour les pierres d'encre s'étendit à l'ensemble du pays (bien que peut-être plus nettement dans certaines régions que d'autres), les pierres d'encre furent produites localement dans toute la Chine.


Ainsi, chaque province pouvait se vanter d'avoir sa propre spécialité dans le domaine.


Nous ne citerons que les plus réputées, «la pierre à encre Duan de la ville de Zhaoqing de la province du Guangdong», la pierre à encre Xi de la province d'Anhui, la pierre à encre Lu de la province de Shandong, la pierre à encre Longwei de la province du Jiangxi ou encore la pierre à encre Chengni de la province du Shanxi.


Une pierre potentiellement apte à devenir une pierre à encre devait posséder certaines qualités: une taille adéquate (ni trop petite ni trop encombrante), une composition, une couleur et une forme particulières (par exemple, semi transparente).


Elle devait enfin provenir d'un matériau non poreux, pour ne pas absorber les liquides.

 

 

 


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1. jill bill  le 09-02-2017 à 07:46:47  (site)

Merci encore René, belle journée en Chine, bises

2. trublion  le 09-02-2017 à 16:08:18  (site)

Je ne m' attendais pas à ce que la pierre à encre ait tant d' importance, mais c' est vrai que sans elle, le bâton ne sert à rien

3. p1a1s1c1a1l1  le 09-02-2017 à 22:54:24  (site)

Merci du compliment bon jeudi ....

4. MONICA-BREIZ  le 10-02-2017 à 00:02:29  (site)

j aimerais bien en voir , des pierres à encre

5. fanfan76  le 10-02-2017 à 01:01:55  (site)

Merci René, bon vendredi, fanfan

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posté le 08-02-2017 à 07:45:01

volume 2 chapitre X page (49)

Durant la dynastie des Ming (1368-1644), la production de bâtons d'encre devient une véritable industrie artisanale, atteignant son âge d'or.


On utilisait largement les méthodes avancées de production de bâtons d'encre avec de l'huile de tung (alias l'huile de bois de Chine).


L'arrivée des bâtons d'encre Jijin, fabriqués en grandes séries et individuellement décorés et emballés en divers assortiments de boîtes à cigares embellis d'une manière artistique du plus exquis et du plus exclusif ensemble de stylos plume a été très bien accueillie par les écrivains, les calligraphes et les peintres.


Par la suite, pendant la dynastie des Qing (1644-1911), la production de bâtons d'encre devint une préoccupation impériale, à partir du moment où les empereurs de la dynastie des Qing (de l'empereur Kangxi à l'empereur Qianlong) se désignèrent protecteur des arts, et surtout de l'art de la calligraphie.


Cela vient sans doute du fait que l'objet du calligraphe se rapportait souvent à des travaux littéraires célèbres, incluant des poèmes et des vers, à la fois anciens et contemporains (ces derniers pouvaient faire l'éloge de l'empereur lui-même).
Les calligraphes furent peut- être les artistes les plus fêtés de cette période, la calligraphie étant devenue depuis longtemps une forme de peinture en soi.


La production de bâtons d'encre diminue progressivement vers la fin de la dynastie des Qing, (en particulier après le règne (1820-1850) de l'empereur Dao guang), en partie, à cause de l'influence de la culture occidentale (l'encre en flacon était facilement disponible dans l'Ouest), mais aussi au fait que la Chine, toujours en raison de l'influence occidentale, fut rapidement entraînée dans une nouvelle ère plus moderne où la calligraphie et le calligraphe n'étaient plus aussi vénérés que par le passé.

 

 


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1. jill bill  le 08-02-2017 à 07:52:51  (site)

Merci René, bon mercredi en Chine, bises

2. monica-breiz  le 08-02-2017 à 15:21:02  (site)

je suit l histoire
merci

3. trublion  le 08-02-2017 à 17:06:51  (site)

En fait l' écriture est indispensable pour ne pas oublier le passé, et pour vivre le présent.
On voit le peu d' évolution chez les peuples à tradition orale

4. fanfan76  le 09-02-2017 à 00:56:37  (site)

MERCI René, bon jeudi, fanfan

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posté le 07-02-2017 à 06:54:12

volume 2 chapitre X page (48)

Après l'invention chinoise du papier au cours de la dynastie des Han (220 à 206 av JC.), le graphite ne s'utilise plus pour l'encre.


A la place, une autre encre, plus adaptée à l'écriture sur le papier se développe à partir du charbon de bois (par exemple, les braises d'un feu de bois).


Après l'invention chinoise du papier au cours de la dynastie des Han (220 à 206 av JC.), le graphite ne s'utilise plus pour l'encre.


A la place, une autre encre, plus adaptée à l'écriture sur le papier se développe à partir du charbon de bois (par exemple, les braises d'un feu de bois).


Plus d'un millier d'années passeront entre la découverte d'une source primitive d'encre sous la forme de graphite de carbone d'origine naturelle et le développement, de l'encre de qualité résistante et facilement reproduite mais fabriquée par l'homme, avec des produits naturels.


Durant la dynastie des Song (960-1279), l'encre à base de suie de pins calcinés et de résine de pins ainsi que de braises d'autres types de bois, communément appelée encre de suie, ou noir de fumée était mélangée avec un produit liant (généralement une pâte faite en os ou peaux d'animaux séchées finement broyés, d'épices, et de minéraux), puis pressée et séchée dans un moule en bois.


Cette préparation aboutissant à des bâtons d'encre, prêts à être moulus sur place (dans l'atelier du calligraphe, ou à côté du chevalet du peintre au bord du lac, etc....) et du degré de finesse désiré par le calligraphe ou le peintre (plus la poussière d'encre est fine, plus le résultat final sera brillant, la brillance étant une qualité prisée surtout chez les calligraphes), est entrée en usage dans toute la Chine.

 

La plupart des plus grandes œuvres calligraphiques de maîtres chinois proviennent de la période de la dynastie des Song, en grande partie, grâce au développement du bâton d'encre.

 

 

 


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1. jill bill  le 07-02-2017 à 07:32:54  (site)

Merci René, bon mardi en Chine, bises

2. trublion  le 07-02-2017 à 16:37:27  (site)

le papier simplifiait les choses, il fallait que l' encre suive !

3. monica-breiz  le 07-02-2017 à 17:59:07  (site)

ils sont forts en écriture et c'est trés joli

4. fanfan76  le 08-02-2017 à 00:04:31  (site)

Plus facile avec le bâton d'encre... MERCI René, bon mercredi, fanfan

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posté le 06-02-2017 à 07:02:08

volume 2 chapitre X page (47)

Les quatre trésors de l'étude :
Dans la Chine antique, les quatre pièces composantes de la calligraphie, parfois dénommées, les quatre trésors de l'étude, dans ce contexte, l'étude signifie la salle de travail d'un savant ou d'un artiste, ou une bibliothèque font référence non pas aux aspects stylistiques de l'application de l'encre sur le papier, (c'est à dire l'art de la calligraphie), mais plutôt, à ce que l'on pourrait appeler les outils de travail du calligraphe.


Le bâton d'encre, la pierre à encre, le pinceau et le papier.


Tout au long de la période de la Chine antique, les érudits utilisent ces quatre outils, avant que l'art de la calligraphie ne se tourne vers l'intérieur, devenant narcissiquement épris de lui-même, à savoir, épris des aspects stylistiques de l'application de l'encre sur le papier, créant ainsi ce qui est appelé la calligraphie.


Un bref historique de chacun des (outils) qui composent la calligraphie de la Chine antique est présenté ci-dessous.


Le bâton d'encre
Le bâton d'encre est la première forme répandue d'encre trouvée en Chine.
Pour dissiper toute confusion, il est bon de préciser que le bâton d'encre n'est pas l'ancêtre du stylo à bille ou du crayon à papier mais tout simplement de l'encre sous forme solide.


A l'aide d'une pierre abrasive justement appelée, pierre abrasive à bâton d'encre, ou plus simplement pierre à encre, elle était broyée en une poudre fine (la pierre d'encre possède divers degrés de rugosité) et mélangée avec de l'eau puis appliquée à une surface (généralement en papier) avec l'aide d'un pinceau.


A noter que cette action connecte (les quatre trésors) de la calligraphie de la Chine antique dans un but unique et unifié.


Une des premières utilisations de l'encre en Chine fut les inscriptions sur ce qu'on appelle les os d'oracle (de larges pièces plates d'os d'animaux utilisées comme support d'écriture) appartenant à la période de la dynastie des Shang (1700-1027 av JC.).


Ces inscriptions ont été réalisées avec une encre à base de graphite de carbone d'origine naturelle (à noter que la mine du crayon à papier de base est en graphite de carbone, issu du nom grec graphein, signifiant dépeindre/écrire, pensez au mot graffiti).


Mélangé avec du vermillion (le sulfure mercurique rouge, vif est généralement utilisé comme un pigment, par exemple, la couleur cinabre, alias rouge chinois est rouge orangé).

 

 

 


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1. jill bill  le 06-02-2017 à 07:37:46  (site)

Merci René et bon lundi en Chine, jill

2. AVEC LA PHOTO  le 06-02-2017 à 10:44:49

Bonjour RENE

J'espère que vous allez bien

pour démarrer cette semaine.

ici toujours la pluie et vent fort

je vous souhaite un lundi

qui soit a votre convenance .

Amitiés

56MELDIX77  
Le Briard    Breton   

AUJOUR D'HUI c'est
http://56meldix77.eklablog.com/
mes deux autres blogs

http://aveclaphoto.eklablog.com/
http://56meldix77.eklablog.fr/

édité le 06-02-2017 à 03:45:19

3. trublion  le 06-02-2017 à 16:48:07  (site)

il me semble qu' aujourd' hui encore, l' encre de Chine est à base de noir de fumée, du carbone !

4. monica-breiz  le 07-02-2017 à 00:04:08  (site)

l encre de chine fait une très belle écriture et elle perdure

5. fanfan76  le 07-02-2017 à 01:28:50  (site)

MERCI René, bon mardi, fanfan

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posté le 05-02-2017 à 07:25:07

volume 2 chapitre X page (46)

Le zéro est un élément essentiel pour toute opération mathématique, sa découverte revêt donc une importance historique, qui se fait en deux stades distincts.


Tout d'abord, le zéro est représenté par une place vide, nous sommes certains que l'emploi du zéro fut inventé en Chine.


Cette représentation sur les tables de calcul Chinoises remonte au moins au IV° siècle avant J.C.


La formule était simple.


Le nombre 405, par exemple, s'écrivait, quatre espace cinq, soit quatre centaines, pas de dizaines, cinq unités.


Le symbole 0
Pendant des siècles, il semble que les Chinois aient jugé que l'espace vide était parfaitement adéquat, il fut ensuite entouré d'un cercle, lequel est l'ancêtre de notre (0)


Le système décimal, fondamental pour la science moderne, a ses origines en Chine, à la période archaïque connue sous le nom de dynastie Shang (-1520 à -1030 av J.C).


Le fait que les Chinois aient disposé d'un système décimal dès le début des mathématiques explique la plupart des progrès qu'on a pu leur attribuer par la suite.


La première manifestation de l'emploi en Europe d'un véritable système de représentation décimale, datant de 976 après JC, soit environ 2300 ans après les premières traces découvertes en Chine.

 

 

 


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1. jill bill  le 05-02-2017 à 07:49:04  (site)

Merci encore et bon dimanche en Chine René, bises

2. p1a1s1c1a1l1  le 05-02-2017 à 15:34:36  (site)

Bon dimanche a vous avec le soleil , chez nous pluie

3. trublion  le 05-02-2017 à 15:35:38  (site)

il est vrai que les mathématiques sont à la base de tout, et le zéro a fait toute la différence

4. fanfan76  le 05-02-2017 à 21:45:41  (site)

Les mathématiques sont importantes ! Merci René, bonne semaine, fanfan

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posté le 04-02-2017 à 06:58:06

volume 2 chapitre IX page (45)

Attention, ici il y a un piège, si vous voulez écrire 101, ne dite pas bǎi yi 百 一, car cela voudrais dire 110.


Mais il faut écrire yi bai ling yi, 1+100+0+1.
Il y a une deuxième façon d'écrire 110, c'est yi bai yi shi一百一十


Pour la numérotation on utilise le caractère dì 第
Ainsi :
Le premièr dì yī 第一
Le deuxième dì èr 第二
Le troisième dì sān 第三
Le quatrième dì sì 第四.....etc


Par contre si vous épeler un numéro de téléphone, pour le 1 ne dite pas yi mais yao, car il y a une confusion possible en cantonnais, yi signifie 2, les autres chiffres ne change pas.


Un chinois va aussi dire 1 mois, deux mois, trois mois, il n'y a pas de nom pour les mois (janvier, février...etc)
De même pas de nom pour les jours de la semaine, mais on dit, semaine un (pour lundi) semaine deux (pour mardi...etc) et le dimanche on dit (jour du soleil).


En 1899, une découverte majeure fut faite sur le site archéologique du village de Xiaodun, dans le district de Anyang (province du Henan).
Des milliers d'os et de carapaces de tortues fut découverts, sur lesquels étaient écrits des caractères Chinois anciens.


Le site fut la capitale des rois de la Dynastie Shang (appelée aussi Yin) à partir du 14° siècle avant J.C.


Les douze derniers rois des Shang régnèrent ici jusqu'en -1045 av. J.C. environ, et les os et carapaces de tortues découvertes là servaient dans le cadre de cérémonies religieuses.


Des questions étaient inscrites sur une face de la carapace, l'autre face étant alors soumise à la chaleur d'un feu.


Les craquelures qui apparaissaient étaient interprétées comme les réponses, venant d'anciens ancêtres, aux questions posées.


L'importance de ces découvertes, en ce qui concerne l'étude de l'ancien système numérique Chinois, était que beaucoup d'inscriptions comportaient des informations numériques à propos des hommes perdus dans les batailles, des prisonniers capturés, le nombre de sacrifices effectués, le nombre d'animaux tués à la chasse, le nombre de jours ou de mois.


Le système numérique qui était utilisé pour exprimer ces nombres était basé sur un système décimal et était à la fois additif et multiplicatif de nature.

 

 

 


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1. jill bill  le 04-02-2017 à 07:18:28  (site)

Je ne crois pas que je m'y mettrai un jour... je laisse à plus courageux, bon W-E René, bises

2. trublion  le 04-02-2017 à 15:53:00  (site)

la religion participe souvent à la culture !
ça fait drôle de lire que les mois et les jours n' existent pas en Chine !

3. ptit randonneur  le 04-02-2017 à 17:48:03  (site)

Bonjour à tous les deux
J'espère que vous allez bien
Écoute René j'ai tout bien lu mais à la première lecture je n'ai rien enregistré. Je crois que je ne m'y mettrai jamais, on dit que le français est difficile mais je ne sais pas si le chinois ne le bat pas à plate couture Sourire, mais c'est très intéressant.
Je vous souhaite une très bonne journée, ici il pleut
Bien amicalement
@lain

4. colea  le 04-02-2017 à 22:18:06  (site)

Pour les nombres, quand en France on dit quatre vingt dix-huit par exemple, on compte en combinant addition et multiplication: (4x20) + 10 +8!!! mais je ne vais quand même pas me lancer dans les calculs chinois...!!!...
amitié,
léa

5. monica-breiz  le 05-02-2017 à 00:58:15  (site)

très difficile pour arriver à maitriser cette langue
kenavo REN2

6. fanfan76  le 05-02-2017 à 01:47:16  (site)

Et bien pas facile, en fait je dirai même compliqué !
Bon dimanche, amitiés, fanfan

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posté le 03-02-2017 à 07:21:46

volume 2 chapitre IX page (44)

Le chiffre (1) (YĪ) 一
Le chiffre (2) (ÈR) 二
Le chiffre (3) (SAN) 三
Le chiffre (4) (SI) 四
Le chiffre (5) (WU) 五
Le chiffre (6) (LIU) 六
Le chiffre (7) (QĪ) 七
Le chiffre (8) (BĀ) 八
Il est le nombre favori des chinois, car c'est le seul et unique chiffre, qui n'a ni début ni fin.
Surtout ne dite jamais, (mais il y a le zéro), le zéro n'est pas un chiffre c'est un nombre abstrait.


Le chiffre (9) (JIU) 九
Le chiffre (10) (shi) 十
Le chiffre (11) onze shí yī 十一
Le chiffre (12) douze shí èr 十二
Le chiffre (13) treize shí sān 十三
Le chiffre (14) quatorze shí sì 十四
Le chiffre (15) quinze shí wǔ 十五
Le chiffre (16) seize shí liù 十六
Le chiffre (17) dix-sept shí qī 十七
Le chiffre (18) dix-huit shí bā 十八
Le chiffre (19) dix-neuf shí jiǔ 十九
Le chiffre (20) vingt èr shí 二十


Le chiffre (100) cent yi bǎi 一百
Le chiffre mille yī qiān 一千
Le chiffre dix mille yi wàn一万
Le chiffre un million yi bǎi wàn 一百万

 

 

 


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1. jill bill  le 03-02-2017 à 07:33:13  (site)

Peut importe la langue le chiffre un million plait à tous, merci René et bon vendredi en Chine, bises

2. monica-breiz  le 03-02-2017 à 15:25:20  (site)

bon vendredi en Chine
je suit René merci

3. trublion  le 03-02-2017 à 15:56:06  (site)

je remarque que quand même le huit, ce sont deux zéros superposés, et que le zéro n' a aussi ni commencement ni fin

4. fanfan76  le 03-02-2017 à 20:22:53  (site)

Je me rappelais pour le huit qu'il était le nombre favori des chinois, bonne soirée, bon samedi, fanfan

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posté le 02-02-2017 à 07:17:20

volume 2 chapitre IX page (43)

Pour les tons, il est très important de bien les distinguer.
Ainsi mai (troisième ton) signifie acheter tandis que mai (quatrième ton) signifie vendre.


Ces deux mots au sens différent ont la même initiale et la même finale.
Ainsi les deux mots mis ensemble, mai mai, signifient commerce, ce qui est logique (acheter, vendre).


1. La fidélité amoureuse. En mandarin, (1) signifie 一 心一意 (Yì xīn yí yì), comme vous pouvez le voir yí 2ième ton yì 4ième ton.
2. Le célibataire 光棍 (Guāng gùn) le 11/11 est la fête des célibataires.
1. 爱 (ài), signifie ‘aimer'
2. 傻 (shă), stupide/ idiot.
3. 双 (shuāng), 对 (duì), une paire/un couple.


1. 散 (sàn) se séparer, si vous voulez offrir de l'argent pour un couple de marier, ne jamais leur donner 300Rmb.
2. 三心二意 (sān xīn èr yì), distrait, ne pas être concentré.
C'est le chiffre du malheur il signifie 死 (sĭ), la mort, mourir.
On n'aime aucun numéro composé avec le 4


1. 呜咽 (wū yè) , sangloter, la prononciation de 呜 et de (5) est ressemblante.
1. 顺(shùn) aller bien. 六六大顺(liù liù dà shùn) signifie que tout va bien comme prévu.
2. 溜( liū) filer.
1. 妻 (qī) l'épouse.
2. 吃(chī), manger.


1. 发(fā), faire fortune, s'enrichir: c'est la principale signification du (8), elle vient du cantonais car dans ce dialecte on prononce (bā) comme (fā).
2. 拜拜(bái bái) au-revoir, c'est le ‘byebye' en chinois, sur SMS, on écrit ‘88.
1. 久(jiŭ) longtemps.
2. 救(jiù) sauver.

 

 

 


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1. jill bill  le 02-02-2017 à 07:41:58  (site)

Merci René, j'aime ce billet qui traduit en français... bai bai, à demain, bises

2. AVEC LA PHOTO  le 02-02-2017 à 12:13:01

Bonjour René

Toujours du mal a me connecter...

Une semaine entre vent et pluie
il faut se lester et mettre le ciré
le plus dur est annoncé
pour la fin de semaine
l'hiver s'accroche a nous
il nous reste a en faire autant
aujourd'hui c'est courses
et mon contrôle suivi de ma jambe
bonne journée de jeudi

Amitiés

56MELDIX77
Le Briard Breton

AUJOUR D'HUI c'est

http://56meldix77.eklablog.com/

mes deux autres blogs

http://aveclaphoto.eklablog.com/
http://56meldix77.eklablog.fr/

3. trublion  le 02-02-2017 à 16:01:49  (site)

et bien, je vois qu' un mot selon le ton peut signifier son contraire !
Pas étonnant que la logique chinoise soit difficile à comprendre pour un occidental

4. p1a1s1c1a1l1  le 02-02-2017 à 22:12:12  (site)

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