Le vieux Mandarin raconte, la Chine

J'écris ce livre sur la Chine

posté le 12-04-2017 à 07:26:35

volume 2 chapitre XXIII page (112)

Les couvertes constituent en général un revêtement vitrifié appliqué sur le corps, utilisées pour les grès et les porcelaines, elles sont composées des mêmes éléments que le corps, mais avec une proportion de fondant supérieure afin d'abaisser leur point de fusion.


Elles sont riches en minéraux propices à la vitrification, comme le quartz chargé en silice ou le feldspath en alumine.


Ces couvertes peuvent être teintes à l'aide d'oxydes métalliques tels que le fer, le cuivre, le cobalt, le manganèse.


La classification des couvertes dépend du type de fondant qu'elles contiennent.
Certaines comportent une forte proportion de chaux (15 à 17%), tels que les céladons de Yue, produits dans la province du Zhejiang, ou les protoporcelaines de Xing originaire du Hebei.


D'autres utilisent de la potasse en plus de la chaux, suivant une proportion allant de 6 à 12% de chaux et de 3 à 6% de potasse.


Ces fondants plus efficaces permettent aux couvertes d'atteindre leur maturité de cuisson aux alentours de 1200-1250°C.


Il en résulte un revêtement assez opacifié, généralement épais et onctueux.
Le dernier type de couverte en usage le plus pur est appliqué sur les porcelaines.


Essentiellement composé de petuntse, il contient une forte proportion de chaux de 8 à 10% tenant lieu de fondant, qui lui confère une transparence totale à forte température.

 

 

 


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1. jill bill  le 12-04-2017 à 07:28:09  (site)

Merci René et bon mercredi en Chine, bises

2. trublion  le 12-04-2017 à 14:44:40  (site)

C' est en quelque sorte pour parachever l' objet

3. anaflore  le 12-04-2017 à 14:49:11  (site)

joyeuses paques

4. fanfan76  le 13-04-2017 à 02:00:16  (site)

MERCI René, bon jeudi, bises, fanfan

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posté le 11-04-2017 à 06:59:40

volume 2 chapitre XXIII page (111)

Le deuxième artisan doit calibrer les œuvres qu'il reçoit de son prédécesseur afin de les intégrer dans une série homogène.


Son tour plus rapide nécessite l'intervention d'une seconde personne chargée de la rotation de la roue actionnée à l'aide d'une corde enroulée sur une poulie à plusieurs gorges.


Le troisième potier s'applique à façonner séparément le pied, pour cette phase, le tournage est effectué sur un appareil identique à celui de la première étape, l'objet est mis à sécher.


Bientôt le corps revêt la consistance du cuir, la finition peut intervenir après le ressuage, elle se concentre d'abord sur la base destinée à recevoir le pied.


Le potier (tournasse) ensuite la pièce entière, ce terme de (tournassage) est en principe réservé à la rectification, par grattage circulaire, on utilise pour cela une lame tranchante fixée à un petit manche, le tournassin.


C'est avec cet outil que l'on aplatit la base sur laquelle sera fixé le pied au moyen d'argile délayée ou barbotine, la jonction est ensuite lissée avec une éponge.


C'est avec ce même procédé que l'on réalise les ouvrages aux formes complexes et volumineuses, dont les parties rapportées sont réalisées séparément et fixées à la barbotine.

 

 

 


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1. jill bill  le 11-04-2017 à 07:15:29  (site)

Tout un art qui se fait à plusieurs, merci René et bon mardi en Chine, jill

2. anaflore  le 11-04-2017 à 13:22:11  (site)

bravo pour la photo du jour

3. trublion  le 11-04-2017 à 13:47:07  (site)

On n' imagine pas qu' il faille tant de main d' oeuvre, mais lorsqu' on fait des séries, il faut que tout corresponde

4. fanfan76  le 12-04-2017 à 00:46:44  (site)

MERCI René...
Avant chez nous aussi on avait le droit à des massages faits par des kinés, mais maintenant les médecins en prescrivent rarement ! En tous cas pas à tout le monde ou alors, il faudrait pouvoir payer les séances...
Bises, bon mercredi, fanfan

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posté le 10-04-2017 à 06:57:19

volume 2 chapitre XXII page (110)

Quand il s'agit d'un plat il se contentera d'écraser le bol et d'étirer les parois horizontalement, afin de calibrer son travail, il aura recours à une estèque.


Il en vient ensuite au façonnage de la lèvre en appuyant avec un doigt sur le rebord tout en lissant de l'autre main la paroi opposée.


Pour les vases à long col étroit ne permettant pas le passage de la main, il à recours à l'usage d'un bâton au bout duquel est enveloppée une boule de tissu et qu'il introduit à l'intérieur de l'objet.


Pour décoller l'objet du tour, il lui suffit de passer un fil au-dessous, cependant, dans certains cas, pour éviter les déformations, notamment quand il s'agit des grandes pièces, l'œuvre est façonnée directement sur un plateau fixé sur le tour.


En ce qui concerne certaines formes élaborées, comme les cannelures et les festons, le travail est effectué à l'issue du montage alors que la pièce est encore humide à l'aide des doigts mouillés.


A chacune des étapes correspond un tour spécifique.


Ainsi, le premier intervenant chargé de donner la forme générale de la pièce utilise une roue dentelée posée très bas, qui tourne sur un mandrin devant laquelle il est assis les deux pieds posés sur deux lattes de bois obliques permettant d'entraîner le mouvement d'un coup de pied.

 

 

 


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1. jill bill  le 10-04-2017 à 07:03:07  (site)

Merci René et bon lundi en Chine, jill

2. trublion  le 10-04-2017 à 13:49:02  (site)

un savoir faire qui s' acquiert, avec des finitions qui ne demandent pas moins de doigté

3. Chantal33300  le 10-04-2017 à 19:53:36  (site)

ce doit être très intéressante de les regarder travailler. A bientot

4. fanfan76  le 10-04-2017 à 21:15:38  (site)

Merci René, bonne semaine...
Excuses moi d'être moins présente, mais ce n'est pas pareil que lorsque je suis chez moi en Normandie et en plus j'ai de violentes douleurs et brulures aux cervicales. Mes amitiés, fanfan

5. monica-breiz  le 11-04-2017 à 00:48:52  (site)

un vrai métier d 'art

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posté le 09-04-2017 à 08:00:31

volume 2 chapitre XXII page (109)

Le savoir faire chinois :
Le matériau
La Chine possède en abondance deux matériaux aux qualités exceptionnelles, la terre de loess, matière première de sa céramique utilitaire commune depuis le néolithique.


C'est aussi la matière des briques réfractaires qui permettront ensuite de réaliser des fours cuisant à haute température.


La Chine possède aussi en abondance le kaolin, matière première de la porcelaine.


Le tournage
Après avoir découpé la quantité d'argile nécessaire, le potier en fait une balle, il la place au centre du tour alors en marche, afin de répartir la masse de manière équilibrée.


C'est alors que le tournage commence, il lui faut veiller à garder les mains mouillées durant toute la durée de l'opération pour procéder à l'élévation régulière de la forme et conserver aux parois une épaisseur égale tout au long du façonnage.


Cependant il prendra soin de réserver suffisamment de matière dans la partie supérieure pour pouvoir procéder au montage.


Le premier stade consiste à créer une forme concave qui évoque celle d'un bol.


Ce bol est ensuite graduellement monté en forme de cône, constituant la morphologie de base de toute pièce.


Ainsi, pour obtenir un vase, il lui suffit de tirer cette forme initiale en hauteur en prenant soin d'amincir les parois, en fonction du modèle, il en évasera ou rétrécira l'ouverture.

 

 

 


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1. jill bill  le 09-04-2017 à 11:37:22  (site)

Merci René, parc chez moi c'est de la terre à brique, reconnue... Ploegsteert ! Merci, bon dimanche, bises

2. trublion  le 09-04-2017 à 13:14:17  (site)

J' ai déjà eu l' occasion de voir un potier à l' oeuvre, ça parait facile, mais j' ai essayé, un résultat catastrophique !

3. Chantal33300  le 09-04-2017 à 20:47:09  (site)

Quand on tient une porcelaine entre les mains, on est loin de s'imaginer le travail que ça demande. Et les matériaux au fil du temps. Bon aprés midi

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posté le 08-04-2017 à 06:40:37

volume 2 chapitre XXII page (108)

Couleurs de grand feu, désigne les couleurs à base d'oxydes métalliques (bleu de cobalt, violet de manganèse, jaune d'antimoine, vert de cuivre, rouge de fer) cuite en même temps que l'émail aux environs de 1000 ° en une seul cuisson.


Email stannifère, enduit à base d'oxyde de plomb et de silice, avec du sel d'étain qui le rend blanc et opaque.


Faïence fine, céramique à pâte blanche opaque composée d'argile plastique, silex, quartz broyé revêtue d'un vernis transparent plombifère.


Lustre métallique, couche très fine à base de cuivre et d'argent, donnant des reflets dorés ou argentés après cuisson.


On peint sur son ébauche les motifs avec un colorant à base de cobalt que l'on recouvre ensuite d'un épais verni translucide avant la cuisson à une température de 1300 degrés.


Sobre et élégant, ce genre de décor en bleu peut convenir aussi bien aux pièces fines d'ornement qu'aux poteries d'usage courant.


À l'époque de l'empereur Kangxi (1661 - 1722), au début de la dynastie des Qing, le bleu de cobalt fut de mieux en mieux raffiné pour en éliminer les impuretés constituées de manganèse, il atteignit dès lors le summum de sa qualité, qu'on a qualifié de (bleu saphir), d'une parfaite limpidité, le recours à diverses nuances de bleu renforça encore la délicatesse de ces pièces.


Les formes furent multiples, potiches, ensemble de cinq pièces, bols, plats richement décorés, assiettes, théières et tasses, vases gobelets, longs et élancés, accessoires de lettré, tels que des porte pinceaux.


Les vases de cette époque portaient des décors variés, motifs floraux, ainsi que des scènes tirées de romans célèbres, paysages fameux, oiseaux sur des branches fleuries, décors à fleurs d'aubépine.

 

 

 


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1. jill bill  le 08-04-2017 à 07:07:10  (site)

Merci René et bon W-E en Chine, bises

2. trublion  le 08-04-2017 à 13:57:40  (site)

Je dis souvent que l' homme n' invente rien puisque tout est déjà dans la nature à notre disposition, mais il faut quand même le découvrir

3. fanfan76  le 08-04-2017 à 17:42:53  (site)

J'ai eu la chance de voir deux magnifiques vases chinois, bises et bon week-end, fanfan

4. Chantal33300  le 08-04-2017 à 23:17:14  (site)

ce que tu décrit en motifs, il me semble en avoir déjà vu. C'est beaux. Bonne fin de journée

5. monica-breiz  le 08-04-2017 à 23:21:37  (site)

j aime beaucoup la décoration des vases Chinois , et surtout les couleurs
kénavo René

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posté le 07-04-2017 à 07:17:25

volume 2 chapitre XXII page (107)

La dynastie Qing 清朝 1644-1911, la dynastie mandchou 滿
L'invention de la porcelaine ne se fit que grâce à de riches expériences technologiques accumulées au cours de la fabrication plusieurs fois millénaire des céramiques.


Pendant la dynastie Qing (1644-1911), la technique de la porcelaine s'enrichit encore avec l'innovation des cinq couleurs dans laquelle les pigments étaient appliqués avant le vernissage sur des motifs de fleurs, de paysages et de scènes de vie.


Ces porcelaines colorées étaient les plus appréciées en Occident, et encore aujourd'hui, dans la plupart des grands musées européens, on peut trouver au moins une porcelaine à cinq couleurs ou monochromatique (bleu, rouge, jaune ou rose) de cette époque.


La qualité de la porcelaine chinoise commença à décliner à la fin de la dynastie Qing, prouvant encore une fois le rôle néfaste de l'instabilité politique sur les arts.


A l'heure actuelle cependant, la production nationale de porcelaine connaît une renaissance comme partie intégrante de la culture chinoise, de plus en plus reconnue en Chine comme à l'étranger.


Les nouvelles porcelaines sont quelque fois interprétées de manière moderne, mais il faut aussi noter la réouverture de nombreux fours artisanaux qui reproduisent un style plus traditionnel.

 

 

 


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1. jill bill  le 07-04-2017 à 13:25:49  (site)

Merci René, eh oui la politique, tjs elle ! Bises

2. trublion  le 07-04-2017 à 13:34:49  (site)

Les chinois ont au final maîtrisé l' art de l céramique.
J' ai vu hier dans un documentaire, que pour le mur de Chine, on avait utilisé un mélange de ciment et de riz gluant comme mortier, bien plus résistant !
Incroyable !

3. monica-breiz  le 07-04-2017 à 22:45:38  (site)

même d ela politique dans les arts
elle est partout
kénavo René

4. fanfan76  le 07-04-2017 à 22:47:43  (site)

MERCI René, bon week-end pour Qing et toi, fanfan

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posté le 06-04-2017 à 07:07:58

volume 2 chapitre XXII page (106)

Les innovations sous les Ming
Tout au long de la dynastie des Ming (1368-1644) est employé à Jingdezhen le four en forme de gourde ou (guayao) dont la chambre de cuisson spacieuse et haute en partie frontale se rétrécit et s'abaisse à l'arrière.


Ce four permet de cuire les porcelaines à 1300°C, cette opération n'excède pas 48 heures.


A la fin du XVIe siècle, apparaît le jidanyao ou (four en forme d'œuf) une invention autorisant un meilleur contrôle des températures ainsi qu'une cuisson plus rapide et plus régulière favorisée par la construction d'une haute cheminée qui augmente le tirage et réduit le temps de cuisson à trente-six heures entraînant une consommation moindre de combustible.


Leur rendement est optimisé par une meilleure étanchéité obtenue grâce à une paroi isolatrice composée de sable, de cendre et de paille mêlée.


Comme pour les fours plus anciens, sur la sole, est posée une couche de sable épaisse et la chambre de cuisson est séparée du foyer par un muret.

 

Son alimentation a lieu par des ouvertures percées dans la porte.


Quant à la chambre de cuisson, elle comporte des fenêtres permettant de surveiller le déroulement des opérations.


D'autre part, sur le dôme des trous sont pratiqués, ils peuvent être ouverts ou fermés pour contrôler l'entrée de l'oxygène nécessaire à la cuisson en réduction.

 

 

 


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1. jill bill  le 06-04-2017 à 13:38:40  (site)

Merci René et bon jeudi en Chine ! JB

2. trublion  le 06-04-2017 à 14:37:09  (site)

Beaucoup de recherches aussi pour les fours et leur combustion !

3. .chantal33300  le 06-04-2017 à 17:47:53  (site)

Bonne journée

4. fanfan76  le 06-04-2017 à 19:53:10  (site)

MERCI René. On a fait un bon voyage. Mes amitiés. fanfan

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posté le 05-04-2017 à 07:19:00

volume 2 chapitre XXI page (105)

Mais, au début de la dynastie des Ming, on découvrit du cobalt en Chine, il était un peu différent du cobalt persan, car le cobalt chinois contient un peu de manganèse, et donne en conséquence un bleu un peu moins pur, les potiers chinois mélangeaient-ils le cobalt chinois avec du cobalt importé.


La proportion exacte de cobalt d'origine chinoise a permis de dater de façon assez précise les pièces d'époque Ming.


La variété des différents styles de céramiques devint considérable, doucai (couleurs liées), susancai (trois couleurs unies), wucai (cinq couleurs), que nous connaissons comme étant la (famille verte硬彩), ruancai (couleurs douces), comprenant le falangcai (couleurs émaillées), le fencai (couleurs poudreuses), le yangcai (couleurs occidentales), que nous connaissons sous le nom de (famille rose), et aussi les glaçures monochromes, (sang de bœuf), jaune impérial, (rouge occidental).


La (famille verte), se distingue en particulier des wucai de l'époque Ming par la disparition du bleu turquoise, et l'apparition d'un émail bleu proche de la lavande.


On trouve aussi le rouge tiré du fer, le violet tiré du manganèse, le jaune tiré du titane, et une très riche palette de verts, comprenant jusqu'à huit nuances différentes.

 

 

 


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1. jill bill  le 05-04-2017 à 07:31:50  (site)

Merci René et belle journée en Chine, bises

2. trublion  le 05-04-2017 à 13:57:18  (site)

J' imagine tous les essais qui ont dû être fait pour trouver de nouvelles couleurs

3. Chantal33300  le 05-04-2017 à 13:59:24  (site)

On tire pas mal de couleurs de tous ces objets. Couleurs naturelles en quelque sorte. Bon Mercredi

4. monica-breiz  le 05-04-2017 à 17:58:22  (site)

joli le bleu cobalt
bonne journée

5. fanfan76  le 05-04-2017 à 21:31:49  (site)

De bien jolies photos ! MERCI René, bon jeudi, fanfan

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posté le 04-04-2017 à 07:01:47

volume 2 chapitre XXI page (104)

Même si les motifs décoratifs et les formes se modifièrent avec chaque empereur qui se succédait au trône de la dynastie Ming, la qualité des porcelaines bleues et blanches de cette époque est indéniablement supérieure à toute autre.


La finesse de la matière première, le contrôle judicieux de la température de cuisson, la riche gamme de couleurs, l'habileté technique ainsi que les diverses influences venant de la société lui permirent de s'orienter vers la voie de la diversité des formes, du raffinement des couleurs et de la magnificence des motifs.


Outre de très belles figures géométriques, beaucoup de porcelaines des Ming étaient décorées de motifs de paysages, de fleurs, d'oiseaux et même de personnages.


On les appela céladons primitifs qui diffèrent des céramiques ordinaires essentiellement par les matières premières et le procédé de cuisson, ils étaient fait d'une argile minérale blanche des alentours du village de kaolin, dans le district de Fuliang, province du Jiangxi.


Fine et pure, cette argile est celle qui se prête le mieux à la fabrication de la porcelaine, d'où son nom (Kaolin).


La température de cuisson, beaucoup plus élevée que pour les céramiques, dépasse 1200 degrés.


Pétunsé (variété de feldspath) qui à la cuisson prend une couleur bleu, c'est elle qui fait aussi la différence entre une porcelaine et une céramique.


A en juger par la dureté, le lissage et le lustrage, leur qualité accuse une nette amélioration par rapport à celle des produits des périodes précédentes.

 

 

 


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1. jill bill  le 04-04-2017 à 07:13:40  (site)

Merci René et bon mardi en Chine, bises

2. trublion  le 04-04-2017 à 13:36:35  (site)

la réputation des objets Ming perdure jusqu' à nos jours

3. Chantal33300.canalblog.com  le 04-04-2017 à 21:35:33  (site)

Des porcelaines de plus en plus belles. Bon après midi

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posté le 03-04-2017 à 07:17:25

volume 2 chapitre XXI page (103)

Sous l'influence de la peinture, des décors apparaissent sur ces vases, qui s'inspirent de la nature, avec des fleurs en tous genres et des animaux réels ou mythiques, tels que dragons et phénix.


Bien souvent, ces vases bleu et blanc prendront des formes octogonales, soit au niveau du corps du vase lui-même, soit au niveau de son couvercle ou de sa base, que l'on ne retrouve pas dans la production des dynasties précédentes ou postérieures.


La Dynastie Yuan, avec l'immense empire mongol, favorise les échanges commerciaux et culturels sur les immenses territoires qu'il contrôlent plus ou moins directement, de l'Asie Centrale au Moyen-Orient, et jusqu'en Asie Orientale et Extrême-Orientale.


La dynastie Ming
明朝 1368 à 1644
Les potiers de la dynastie Ming (1368-1644) qui suivit cette invention en perfectionnèrent la technique et c'est ainsi que la porcelaine bleue et blanche en vint à symboliser le talent du potier chinois.


Jingedezhen, dans la province du Jiangxi, devint le centre de la production nationale de porcelaine et produisit de vastes quantités de porcelaines impériales ainsi que des produits destinés à l'exportation qui allèrent jusqu'en Turquie (Constantinople), par la route de la soie.

 

 

 


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1. jill bill  le 03-04-2017 à 07:29:12  (site)

Merci René et bon lundi en Chine, bises

2. trublion  le 03-04-2017 à 13:51:40  (site)

un savoir faire qui fait suite à de nombreuses expériences, et dont les secrets étaient bien gardés

3. monica-breiz  le 03-04-2017 à 21:11:48  (site)

des artistes qui ont sus transmettre à travers le temps
bonne journée

4. fanfan76  le 04-04-2017 à 01:50:09  (site)

Merci René...
Je pars demain en Isère chez mes enfants et mes trois petits enfants pour trois semaines, je passerai dès que je le peux, je prends mon PC portable, mes amitiés, fanfan

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