Le vieux Mandarin raconte, la Chine

J'écris ce livre sur la Chine

posté le 01-05-2017 à 07:04:31

volume 2 chapitre XXVII page (132)

L'architecte Li Jie (1065-1110) écrit le ying zao fashi Traité sur les méthodes d'architecture en 1103.


Il y expose longuement les travaux de Yu Hao et compile les codes standard de construction, utilisés par les agences du gouvernement central et par les artisans à travers l'Empire.


Il aborde les méthodes standard de construction, de conception et de fabrication des fossés et des fortifications, du travail de la pierre, du bois, de la sculpture sur bois, du tournage et du perçage, du sciage, du travail du bambou, du carrelage, de la construction de murs, de la peinture et de la décoration, de la brique, du vitrage, et fournit des proportions pour les formules de mortier dans la maçonnerie.


Dans son livre, Li donne des détails et des illustrations nettes de composants architecturaux et des coupes de constructions, ces illustrations montrent diverses applications des corbeaux, encorbellements, assemblages à tenon et mortaise en charpenterie, ainsi que des schémas indiquant les divers types de construction de différentes tailles, car un grand nombre de pagodes érigées durant la période Song dépassent une hauteur de dix étages.


Le gouvernement supervise enfin la construction de ses propres bureaux administratifs, de ses palais, appartements, des fortifications des villes, de temples pour les ancêtres et de temples bouddhistes.


Yu Hao (喻皓, 970) était un éminent ingénieur de génie civil et architecte et chinois durant la dynastie Song, il reçoit le titre de maître charpentier (Du Liao Jiang) pour ses compétences architecturales.


Il est l'auteur du Mu Jing (木經 Manuel de charpenterie), entre 965 et 995, considéré comme une pièce importante de la littérature architecturale classique chinoise.


En 989, son travail permet la construction de la Pagode Kai Bao, une pagode chinoise en bois dans la ville médiévale de Kaifeng capitale des Song du Nord, la pagode disparaît en 1040 à la suite d'un incendie dû à la foudre.


La pagode de fer est par la suite reconstruite sur le même emplacement en 1049, composée de briques et de pierres, elle est plus résistante contre les incendies accidentels et la foudre.

 

 

 


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1. jill bill  le 01-05-2017 à 07:14:03  (site)

Merci René, en effet un personnage compétent... bon lundi en Chine, jill

2. trublion  le 01-05-2017 à 14:19:55  (site)

C' est vraiment un rapport complet concernant les modes de constructions comme les matériaux !

3. p1a1s1c1a1l1  le 01-05-2017 à 16:16:27  (site)

bon lundi

4. fanfan76  le 01-05-2017 à 21:46:08  (site)

MERCI René, bonne semaine, fanfan

5. monica-breiz  le 02-05-2017 à 02:14:00  (site)

un bon architecte
merci RENE

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posté le 30-04-2017 à 07:07:05

volume 2 chapitre XXVII page (131)

En génie civil, un contreventement est un système statique destiné à assurer la stabilité globale d'un ouvrage vis-à-vis des effets horizontaux issus des éventuelles actions sur celui-ci (par exemple : vent, séisme).


Il sert également à stabiliser localement certaines parties de l'ouvrage poutres, colonnes, relativement aux phénomènes d'instabilité (flambage, déversement).
Le flambage c'est la déformation d'un élément de structure sous l'effet d'une contrainte de compression longitudinale trop importante.


Afin d'assurer la stabilité globale d'un bâtiment, il est nécessaire que celui-ci soit contreventé selon au moins 3 plans verticaux (qui s'intersectent en au moins 2 droites distinctes) et un plan horizontal, on distingue donc les contreventements verticaux (destinés à transmettre les efforts horizontaux dans les fondations) des contreventements horizontaux (destinés à s'opposer aux effets de torsion dus à ces efforts).


Un contreventement peut être réalisé par des voiles (contreventements verticaux) ou des plaques (contreventements horizontaux) en maçonnerie ou en bois.
Les écrits de Shen Kuo sont la seule source attestant la date de la première utilisation de la cale sèche en Chine.


Shen Kuo écrit que, pendant le règne de Xi Ning, le fonctionnaire Huang Huai xin conçoit un dispositif pour la réparation des bateaux du palais, longs de 60 m.


Huang Huai xin met au point la première cale sèche chinoise, permettant de suspendre les bateaux hors de l'eau, ils sont ensuite placés sous une toiture pour les protéger des intempéries.


Shen Kuo décrit également l'efficacité d'une invention relativement nouvelle, due à l'ingénieur Qiao Weiyo, l'écluse à poids, cette dernière permet de remplacer les anciens pertuis utilisés dans les canaux.


Selon lui, ce nouveau type d'écluse économise le travail annuel de cinq cents hommes, diminue les coûts annuels et permet d'augmenter la masse maximale des bateaux accueillis de 21 à 113 tonnes.

 

 

 


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1. jill bill  le 30-04-2017 à 07:21:19  (site)

Nouveau type d'écluse qu'on ne peut que saluer, il soulage la main d'oeuvre ! Merci René...

2. trublion  le 30-04-2017 à 13:45:09  (site)

on n' imagine pas les pressions que subissent les bâtiments !
Vital pour les navires la cale sèche !

3. fanfan76  le 30-04-2017 à 21:25:48  (site)

Merci René, bon lundi du 1er mai, mes amitiés, fanfan

4. p1a1s1c1a1l1  le 01-05-2017 à 01:45:18  (site)

merci j'éspère avec le soleil , bonne soirée

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posté le 29-04-2017 à 07:05:28

volume 2 chapitre XXVI page (130)

Les pagodes sont demeurées le principal type d'édifice religieux, construites en maçonnerie durant la période Song, notamment en Chine du Nord, elles étaient souvent décorées d'un treillis complexe, l'architecte Song préférait la hauteur à la largeur.

 

Nous savons cependant qu'il existait également des bâtiments vastes et peu élevés, ces structures étaient dotées de cours intérieures, de balcons et d'une vaste salle centrale, qui allaient devenir de plus en plus populaires sous les Yuan et les Ming.


Les professions d'architecte, artisan, charpentier et ingénieur ne sont pas professionnellement équivalentes à celle de fonctionnaire confucéen, le savoir architectural se transmet oralement depuis des milliers d'années en Chine, dans la plupart des cas de père à fils.


Des écoles d'architecture et de génie civil font leur apparition sous la période Song.


L'architecture sous les Song est considérée comme étant l'apogée de la sophistication, les auteurs tels que Yu Hao et Shen Kuo écrivent les ouvrages qui décrivent brièvement les domaines de l'architecture, de l'artisanat et de l'ingénierie structurelle.


Shen Kuo reprend le dialogue écrit de Yu Hao pour les questions techniques telles que le contreventement des pagodes par des jambes de force obliques, Shen Kuo conserve également les dimensions et unités de mesure utilisées par Yu dans les constructions.

 

 

 


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1. jill bill  le 29-04-2017 à 09:33:05  (site)

Merci René et belle journée en Chine, jill

2. trublion  le 29-04-2017 à 14:24:31  (site)

La tradition orale, c' est bien, mais l' écriture est quand même plus sure

3. fanfan76  le 29-04-2017 à 20:04:39  (site)

MERCI René, bon week-end, fanfan
Pour Qing et toi René,
Hebergeur d'image

édité le 29-04-2017 à 14:05:01

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posté le 28-04-2017 à 07:05:35

volume 2 chapitre XXVI page (129)

Ces renseignements sont d'autant plus précieux que l'évolution ultérieure de l'architecture chinoise repose entièrement sur les acquisitions techniques et esthétiques de la première période impériale, l'évolution des techniques a permis la construction de grandes maisons et d'entrepôts à étages.


Mais la palme de l'architecture sous les Han revient incontestablement aux tours en bois indépendantes à plusieurs étages, nous savons par les sources historiques et les découvertes archéologiques que les architectes des Han utilisaient aussi la pierre de taille, or l'extraction et la taille de la pierre requièrent un outillage métallique à toute épreuve, grâce aux progrès de la métallurgie, l'utilisation d'outils en fer se répandit, de sorte que, sous les Han postérieurs, la pierre de taille envahit l'architecture des morts comme celle des vivants.


De l'architecture en pierre des Han, il ne reste qu'un petit nombre de tours (Què), les (Què) sont des tours de guet en pierre qui vont toujours par deux, elles ont une fonction symbolique et se dressent à l'entrée des palais, des bâtiments de prestige, des temples et des mausolées, la plupart sont des bâtiments imposants, agrémentés de toits en saillie et de frises ornementales en relief, parfois, la tour comporte une annexe surmontée d'un toit.


Les tours què placées à l'entrée d'un mausolée étaient flanquées de sculptures d'animaux mythiques, la forme de ces colonnes de pierre était inspirée des tours de guet en bois qui encadraient les portes d'entrée, de nos jours l'architecture moderne, à tendance à reproduire ses (Què), soit sous forme de colonne d'entrée, ou en forme de lampe.


Les styles Tang évoluaient souvent vers des formes étirées et minces, aboutissant à une flèche caractéristique, les toitures cintrées atteignirent leur perfection durant la période Song, des traverses furent créées pour supporter le poids de ces toits, à l'intérieur, un système de voûtes et de consoles en bois produisait une impression d'espace.

 

 

 


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1. jill bill  le 28-04-2017 à 07:36:43  (site)

Merci René et bon vendredi en Chine, bises

2. trublion  le 28-04-2017 à 13:37:10  (site)

construire des tours en bois à plusieurs étages est déjà une performance !

3. fanfan76  le 28-04-2017 à 19:44:48  (site)

C'est beau l'architecture des palais des bâtiments chinois...
Bon week-end, mes amitiés, fanfan

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posté le 27-04-2017 à 07:21:16

volume 2 chapitre XXVI page (128)

Par exemple, après la dynastie Ming, seuls ceux qui étaient apparentés à l'empereur pouvaient habiter des maisons aux murs rouges avec un toit aux tuiles jaunes.


Les maisons des gens ordinaires devaient être construites de briques bleues avec un toit aux tuiles bleues.


Cependant les couleurs utilisées pour les poutres travaillées et les colonnes étaient très riches, un grand nombre de bâtiments avaient des tuiles noires et des murs blancs.


Ainsi, en ce qui concerne l'époque Han, les archéologues peuvent préciser l'emplacement des palais, des grands entrepôts à grain, des arsenaux militaires et des édifices religieux.


Nous connaissons également la longueur des murs d'enceinte et le nombre exact des portes d'une ville, ainsi que des quartiers d'habitation étaient édifiés tant intra qu'extra-muros.


La littérature de l'ancienne Chine comporte d'ailleurs des descriptions minutieuses de la splendeur architecturale des capitales, sur les résidences et les logements ordinaires, par contre, nous en savons beaucoup moins.


D'où l'importance des modèles retrouvés dans les tombes, qui témoignent des techniques architecturales avancées des débuts de l'ère impériale, tous sont des reproductions fidèles de bâtiments réels et l'abondance des détails en fait une source d'informations techniques de première importance.


Les modèles ne nous donnent pas seulement une idée de la structure et de l'aménagement des bâtiments, mais ils nous renseignent sur les techniques de construction, comme l'ossature en bois, les systèmes de poutres, les toitures et les encorbellements.

 

 

 


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1. jill bill  le 27-04-2017 à 07:23:16  (site)

Merci René, le passé est riche d'enseignements, bises

2. trublion  le 27-04-2017 à 13:50:41  (site)

Tout était codifié !

3. monica-breiz  le 27-04-2017 à 23:40:42  (site)

ah toujours des particularités pour les riches
kénavo René

4. fanfan76  le 28-04-2017 à 03:17:58  (site)

Différencier les riches et les pauvres, de toute façon les différences sont toujours évidentes...
Bon vendredi, bises, fanfan

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posté le 26-04-2017 à 07:28:20

volume 2 chapitre XXVI page (127)

La porcelaine couverte
C'est principalement les services pour le thé, la porcelaine est couverte de bambou.
Le bambou est débité en fine tige aussi fine que l'épaisseur d'un cure dent, trempée dans des bains de pigment naturel de diverse couleur.
Avec ce bambou on fait une véritable broderie qui enrobe la porcelaine, un peu une sorte d'isolation pour gardé la chaleur du thé.

 

Connaissance de l'architecture chinoise :
Ici nous entrons dans un domaine, qui sur bien des points, nous montre le génie chinois dans l'architecture.


Grâce à une recherche archéologique intensive, nous avons d'une image assez fidèle de l'architecture chinoise dès -23000 av. J.-C. et de l'urbanisme des périodes ultérieures, les informations que nous avons proviennent essentiellement des vestiges architecturaux souterrains.


Les couleurs étaient largement utilisées dans l'agencement d'une ville, des murailles et des peintures.

 


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1. jill bill  le 26-04-2017 à 11:49:50  (site)

J'aime bien vos constructions chinoises... merci René et bon mercredi en Chine, bises

2. trublion  le 26-04-2017 à 14:22:32  (site)

Encore une utilisation du bambou !
Vaste programme l' architecture !

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posté le 25-04-2017 à 07:37:39

volume 2 chapitre XXVI page (126)

Les faux
Les potiers chinois ont une longue tradition, souvent encouragée par la Cour impériale elle-même, de reproduire les techniques et les styles des dynasties précédentes.


Ceci peut compliquer l'identification précise de l'origine d'une pièce et sa datation, mais ne peut en aucun cas être considéré comme fabrication de faux, ni même une reproduction.


Cependant, faux et reproductions ont jalonné l'histoire de la céramique chinoise, et continuent d'être produits actuellement en nombre toujours croissant.


Les statuettes funéraires Tang ont été abondamment copiées à l'époque moderne, depuis bientôt près d'un siècle, ces faux sont souvent des reproductions de bonne qualité, exécutées sans intention de tromperie, mais dont on a meulé les marques d'identification.


Ces pièces sont cependant d'une qualité sensiblement inférieure aux originaux, ce qui permet de les identifier.


Le contrôle des températures du four
De nos jours les fours sont modernes et automatique avec un thermostat, ce qui facilite la cuisson des différentes sortes de céramique ou porcelaine.


Mais dans les époques reculées, c'est seulement l'expérience du potier qui remplaçait le thermostat, d'abord par un feu doux, puis progressivement par l'augmentation de la puissance du feu, par paliers, pour finir par l'utilisation des soufflets pour les très hautes températures, sur une durée de temps calculée par expérience.


Pour finir par un refroidissement très lent, en diminuant progressivement le feu, cela pour éviter une brusque contraction de la matière, qui aurais un effet catastrophique.

 

 

 

 

 


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1. jill bill  le 25-04-2017 à 08:14:25  (site)

Merci René, bon mardi en Chine, bises

2. trublion  le 25-04-2017 à 13:53:19  (site)

Les fours manuels donnent plus de cachet aux céramiques !
Pas évident de faire la différence parfois, mais après tout qu' importe si la céramique est jolie

3. fanfan76  le 25-04-2017 à 19:25:22  (site)

Ah dommage, toujours des contre façons... Bon mercredi, je rentre en Normandie demain, je ne pourrais pas passer, amitiés, fanfan

4. MONICA-BREIZ  le 25-04-2017 à 23:12:36  (site)

les contre façons parout c'est malheureux pour l 'art

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posté le 24-04-2017 à 09:36:55

volume 2 chapitre XXV page (125)

L'oxyde de fer qu'elle peut contenir donnera à la terre cuite une coloration rouge si elle est cuite en oxydation, et grise si elle est cuite en réduction.


Le fait de modifier la température des fours modifie la teinte de la couverte, technique connue sous le nom de yaobian
Céramiques guan et ge.


L'obtention de certaines couleurs nécessite un contrôle de l'atmosphère de la chambre de cuisson, une cuisson en réduction visera à réduire au maximum la teneur en oxygène dans l'atmosphère.


Le potier ferme les ventaux d'aération de la chambre, celle-ci se remplit alors de fumée, l'atmosphère va aspirer l'oxygène contenu dans les céramiques, et principalement dans les oxydes métalliques présents dans la couverte, ceux-ci vont se retrouver réduits à un état inférieur sans oxygène, et donner dans le cas du fer des couleurs tirant sur le bleu, le vert ou le gris, et pour le cuivre, sur le rouge.


Dans le cas d'une cuisson en oxydation, c'est le contraire qui se produit, les oxydes de fer virent au brun ou au rouge, et le cuivre donnera une teinte verte, l'atmosphère de cuisson est cependant difficile à garder constante et nombre de pièces montrent des traces d'une réduction imparfaite.


En général, la chambre est très enfumée lorsque le foyer vient d'&

 


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1. trublion  le 24-04-2017 à 13:46:22  (site)

C' est peut être en observant la nature que les chinois ont compris les effets de l' oxyde de fer

2. fanfan76  le 24-04-2017 à 14:44:57  (site)

MERCI René, bonne semaine, amitiés, fanfan

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posté le 24-04-2017 à 07:34:37

volume 2 chapitre XXV page (124)

Quand la cuisson est conduite jusqu'à 1350°C, on obtient un matériau parfaitement fusible, la porcelaine.


Afin que le corps et le revêtement adhèrent parfaitement, cette température est maintenue pendant de longues heures.


Durant cette phase ultime des bulles d'air vont sortir de la couverte.
Ensuite commence le refroidissement du four.


Le corps de la céramique se contracte alors que le verre qu'il contient se solidifie.
Corps et couverte, désormais solidaires en raison de leur différence de nature, peuvent engendrer un réseau de craquelures.


Ce phénomène, pour certains types, sera exploité à des fins décoratives, tel est le cas des guan et des ge.


Le mode de cuisson en réduction et oxydation

Une céramique peut être cuite de deux manières différentes
Cuisson en oxydation dans ce cas, le feu est clair, car l'oxygène alimente le four en abondance.


Cuisson en réduction dans ce cas, le four est très peu alimenté en oxygène, le four s'emplit alors d'oxyde de carbone, qui cherche à se transformer en gaz carbonique en prenant l'oxygène de l'oxyde de fer éventuellement contenu dans la pâte.


La terre cuite est cuite à basse température, aux alentours de 600° à 800 °C.

 

 

 

 


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1. jill bill  le 24-04-2017 à 07:51:55  (site)

Merci René et bon lundi en Chine, jill

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posté le 23-04-2017 à 06:54:57

volume 2 chapitre XXV page (123)

Le combustible utilisé
A compter des Song, le Nord de la Chine utilise en général le charbon et le Sud, le bois, sous les Ming, le combustible principal reste le pin.


Il permet d'obtenir les meilleures flammes alors qu'avec le charbon la porcelaine a tendance à perdre sa teinte immaculée.


A partir des Qing, se pose le problème du ravitaillement en bois du fait de la déforestation intense des collines avoisinantes.


La cuisson
Durant la cuisson, le four est chauffé graduellement jusqu'à obtenir la température nécessaire, cependant on prend soin de respecter plusieurs paliers afin que la pression à l'intérieur de la pâte n'augmente pas trop rapidement pour éviter l'éclatement des pièces.


La première phase, durant laquelle l'eau contenue dans la pâte s'évapore, se situe à environ 120°C.


Une fois l'eau évaporée, un deuxième palier est franchi à 350°C, le restant de l'eau faisant partie intégrante du minéral d'origine bout alors et les éléments organiques contenus dans l'argile se décomposent.


Ensuite vers 650°C on observe les premiers signes de transformation vers une matière céramique, mais les particules ne sont pas encore soudées entre elles.


Durant l'étape suivante, vers 950°C, les composantes de l'argile commencent à se fondre, c'est à cette température que l'on obtient les premières terres cuites.


Vers 1100°C, la silice commence à entrer en fusion amorçant un processus de vitrification, on obtient alors du grès, c'est à dire des particules d'argile, enrobées dans un magma transparent.


Au fur et à mesure que la température va croître, se forme un cristal dont la composition ressemble à des aiguilles enchevêtrées, consolidant le corps.


Simultanément la silice fond et augmente la proportion de verre contenu dans la pâte.

 

 

 


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1. jill bill  le 23-04-2017 à 07:47:09  (site)

Bois préféré au charbon et pour cause avec la porcelaine; merci René, belle journée en Chine, jill

2. trublion  le 23-04-2017 à 13:15:32  (site)

un long processus qui demande de la dextérité !
Un problème le bois !

3. fanfan76  le 23-04-2017 à 15:55:29  (site)

Toujours le vaste problème de la déforestation...
BONNE FIN DE DIMANCHE, bonne soirée, mes amitiés, fanfan

4. monica-breiz  le 23-04-2017 à 17:16:28  (site)

quel savoir faire et qui à traversé les siécles
bonne journée
kenavo RENE

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