Le vieux Mandarin raconte, la Chine

J'écris ce livre sur la Chine

posté le 11-10-2017 à 07:00:20

volume 3 chapitre VII page (32)

Le globule de cristal et une seule plume de paon appartiennent au cinquième degré, avec le fermoir d'or plein agrémenté d'argent, et le faisan argenté sur le plastron, remplacé par un ours pour les militaires.


Le sixième degré est désigné par le bouton blanc opaque, l'agrafe de nacre, l'aigrette brodée sur la poitrine, ou la face de tigre pour les soldats.


Les guan (mandarin) du septième grade porte un globule d'or plein, sa ceinture est retenue par un fermoir d'argent, la tunique est ornée d'une perdrix brodée sur la soie du pectoral, laquelle lève une patte, pour indiquer l'intention de monter en grade, un rhinocéros remplace la perdrix sur la poitrine des guerriers.


Les mandarins du huitième ont le bouton d'or ciselé, l'agrafe de corne, pour broderie la caille ou le rhinocéros.


Et enfin le neuvième degré est reconnu au bouton d'or strié, au fermoir en corne de buffle, au passereau ou au morse figuré sur le pectoral.
Comme on le voit, les oiseaux ne décorent que la poitrine des mandarins civils, autrement dits les lettrés.


Les quadrupèdes sont réservés aux guerriers, ce qui semble indiquer pour les premiers une sorte de priorité dans l'égalité même, la bête ailée étant évidemment plus noble que l'animal attaché à la terre.


En effet, dans les cérémonies officielles le mandarin civil a le pas sur le mandarin militaire du même rang.


La raison de cette inégalité est sans doute l'infériorité littéraire du guerrier, moins versé en général dans les choses de l'esprit et, on le sait, la première gloire d'un Chinois est d'être un lettré.


C'est dans le même état d'esprit que le mandarin porte des ongles très long, couvert par un étui en matière précieuse, or, argent, ivoire, cela donne la preuve qu'on est un lettré, qu'on ne travaille pas.


Aussi faut-il pour gravir le moindre degré de l'échelle hiérarchique, avoir préalablement obtenu un grade littéraire dans les examens publics, auxquels tout le monde peut librement concourir.

 

 

 


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1. jill bill  le 11-10-2017 à 08:51:36  (site)

Pas si simple de tout retenir mais merci René... bon mercredi en Chine, jill

2. trublion  le 11-10-2017 à 15:45:26  (site)

certes, mais sans le guerrier, le littéraire serait à la peine !

3. monica-breiz  le 12-10-2017 à 00:35:25  (site)

ah les ongles longs dans un étui..
y en à t -ils encore qui ont cette pratique ???
kenavo rené

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posté le 10-10-2017 à 06:32:22

volume 3 chapitre VII page (31)

Si nous rencontrions un mandarin, cherchons d'abord quel est le globule qui orne sa coiffure conique rouge, pour savoir à quoi nous en tenir sur sa dignité.


Si nous étions Chinois, il nous faudrait accomplir en son honneur le ko teou, c'est-à-dire nous prosterner et frapper la terre du front.


C'est un guan du premier rang qui porte le globule de rubis avec deux plumes de paon, l'agrafe d'agate, ils a sur la poitrine une cigogne aux ailes ouvertes, si c'étais une licorne marine, il serais un chef de l'armée.


Un mandarin de second rang :
Porte un globule rouge c'est le bouton de corail rouge, l'animal brodé sur le plastron c'est un lion, nous sommes en présence d'un mandarin militaire, un mandarin civil aurait sur la poitrine un faisan doré.


L'agrafe de sa ceinture est en or enrichi de diamants, son collier en perles de corail et de jade vert, il a deux dragons d'or brodés sur le large collet de satin noir qui recouvre ses épaules, les manches de sa robe de soie sont beaucoup plus longues que les bras, et se terminent en forme de sabot de cheval.


Un mandarin de troisième rang, il a le globule de saphir sur sa calotte, et un paon brodé sur le pectoral, il porte des bottes fourrées, et sa robe est entièrement doublés d'astrakan blanc c'est un civil.


Un léopard ornerait la poitrine d'un guerrier de ce rang, peut-être a-t-il conquis un grade dans les lettres, peut-être fait-il partie (de la forêt des mille pinceaux), de cette illustre académie dans laquelle on n'est admis qu'après avoir triomphé des plus rudes épreuves.


Le quatrième rang porte le bouton bleu opaque, l'agrafe d'or ciselé ornementé d'argent, sur le pectoral la grue ou le tigre.

 

 

 


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1. jill bill  le 10-10-2017 à 06:47:42  (site)

Eh oui cela a son importance, merci René et bon mardi en Chine....

2. trublion  le 10-10-2017 à 14:54:53  (site)

C' est presqu' une épreuve d' avoir en mémoire tous les signes de reconnaissance !
Un peu comme les grades à l' armée

3. fanfan76  le 10-10-2017 à 16:09:23  (site)

Merci René, bonne fin de journée et bon mercredi, fanfan

4. Coyote01  le 10-10-2017 à 16:20:54

J'ignorais que des grades existaient pour les divers mandarins...
Bonne journée René

5. monica-breiz  le 10-10-2017 à 23:55:36  (site)

très intéressant
ainsi l 'on sait à qui on à affaire
bonne soirée

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posté le 09-10-2017 à 08:05:02

volume 3 chapitre VI page (30)

Légende :
Il existe à propos du mandarinat, une jolie légende, un jeune candidat, très appliqué et d'un talent supérieur, lors d'un concours, omit dans le caractère (Bu), négation, de tracer le point.


A cause de cela, tous ses efforts, tous ses travaux allaient être réduits à néant.
Par bonheur, une fée s'émut en faveur du jeune lettré ; elle se changea en un petit insecte noir, et quand le fatal feuillet passa sous les yeux de l'examinateur, elle se mit à la place du point.


De la main, le maître essaya de la chasser, mais elle se tint ferme et il ne vit pas que le point manquait.


Celui qui triomphe dans toutes les épreuves, est considéré comme un parfait lettré.


Les grades des mandarins :


Il y a neuf degrés dans la hiérarchie civile et militaire de guan, que nous nommons mandarins un mot d'origine portugaise, chaque grade a ses insignes, le globule (qiu) qui se trouve sur le chapeau, le pectoral sur le costume (xiang de), l'agrafe de la ceinture, dont la matière et l'ornementation sont un ensemble qui détermine ce grade.

 

 

 


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1. jill bill  le 09-10-2017 à 08:09:51  (site)

Jolie histoire... merci René et bon lundi en Chine...

2. trublion  le 09-10-2017 à 14:32:18  (site)

Comme on dit que la perfection n' est pas de ce monde, un petit coup de main du hasard ' est pas négligeable

3. monica-breiz  le 09-10-2017 à 23:52:35  (site)

ahh c'est très joli cette légende , sympa le petite bête
kénavo

4. fanfan76  le 10-10-2017 à 02:39:13  (site)

Jolie légende, merci René, bon mardi amitiés, fanfan

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posté le 08-10-2017 à 06:32:39

volume 3 chapitre VI page (29)

Voici le programme des trois épreuves :
La première épreuve, trois compositions sur un thème donné.


Composition sur un sujet donné pris dans les Quatre Livres, les quatre livres contiennent les dialogues de Confucius avec ses disciples.


Composition sur un sujet pris dans l'œuvre de Ming-Tsin (Mincius).


Composition sur un thème choisi dans un livre de Confucius, intitulé La Grande Étude.


Développement d'un sujet pris dans l'Invariable Milieu, œuvre d'un petit-fils de Confucius.


Dans la deuxième épreuve, on commente par écrit des thèmes choisis dans les cinq livres qui sont : le Chi-Kin, livre des vers, le Chou-Kin, histoire de l'antiquité, le Che Kin, livre mystérieux, philosophique, et symbolique où il est traité du Ciel et de la Terre, des oracles, des sorts, le Ly-Ki, livre des rites, qui enseigne les règles de conduite, la politesse, l'étiquette, puis une composition poétique s'inspirant d'une pièce de vers d'un poète célèbre.


Dans la troisième épreuve, on traite des sujets très divers, l'examinateur pose des questions sur l'histoire ancienne et moderne, la politique indigène ou étrangère, les mathématiques, la géographie, etc.


Les examinateurs sont d'une sévérité implacable, la plus minime erreur, l'équivalent d'une virgule oubliée ferait tout perdre à la composition la plus parfaite.


Certain arrivais a triché, malheur a celui qui se faisait prendre, vu l'importance de l'examens, c'étais la peine de mort, sentence appliquée immédiatement.


Ces gouverneurs souvent corrompu opprimais le peuple, et détournais a leur profit une partie des fonds recueillit, ce qui a donne lieu a de nombreuse révolte.


Ceux qui n'étais pas nommé a un haut poste, pouvais devenir, soit éducateur dans de riche famille, soit continuer leurs études, pour un poste autre, juge, médecin, professeur, les mandarins avaient aussi le choix, si leur résultat, n'était pas fort brillant de faire une carrière militaire.

 

 

 


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1. jill bill  le 08-10-2017 à 07:01:13  (site)

C'est pas donné en plus d'être corrigé sévère... ;-) Bon dimanche en Chine René !

2. trublion  le 08-10-2017 à 14:02:09  (site)

c' est entre la philosophie et l' explication de texte !

3. fanfan76  le 08-10-2017 à 21:34:24  (site)

Il faut la perfection ! Bonne semaine, amitiés, fanfan

4. monica-breiz  le 09-10-2017 à 01:40:29  (site)

c 'est très calé il faut être très cultivé
kenavo René

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posté le 07-10-2017 à 06:34:02

volume 3 chapitre VI page (28)

Un regard sur les épreuves du Keju
Dès que les candidats arrivent, ils sont minutieusement fouillés et introduits dans d'étroites cellules munies d'un banc, d'une table et de quelques ustensiles de cuisine, on les enferme au verrou et ils sont surveillés par des soldats.


Il ne leur est pas permis d'emporter avec eux aucun livre et de communiquer avec qui que ce soit, les examens durent un jour entier c'est le canon, qui donne le signal du commencement, en annonce la fin.


Les candidats sont évalués sur la connaissance de 9 textes classiques de philosophie et d'histoire de Confucius, sur la poésie, sur la rédaction de documents officiels et sur des sujets de politique nationale, les essais devaient être rédigés dans un style standardisé dit (à 8 jambes), chacun des 8 composants (ouverture, support, début de la discussion, abstraction) devait être rédigé conformément à des règles particulières, nombre de phrases et de mots, format, longueur, style, rimes, symétrie, équilibre des tonalités.


Les 3 premiers se voient directement confier des postes au gouvernement par l'empereur de chine.


Pour les mandarins dans le système, ces neufs échelons sont eux-mêmes assortis de trente classes, ainsi la carrière des mandarins de haut rang ressemble à un véritable parcours du combattant.


Le sommet de la pyramide demeure réservé aux mandarins fonctionnaires, qui passent, dans l'ordre protocolaire impérial, devant les mandarins à titre civil et les mandarins à titre militaire.


Au long de ces siècles, les résultats de l'administration chinoise ont été inégaux, très formels, les examens ont donné lieu à de nombreuses dérives, souvent répétitifs, les candidats apprenaient par cœur les textes des lauréats récompensés dans le passé.


Les passe-droits n'étaient pas rares, l'enseignement visait la réussite à l'examen plutôt que la formation, mais le principal problème provenait du caractère conventionnel des épreuves.

 

 

 


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1. jill bill  le 07-10-2017 à 07:58:45  (site)

Merci encore René et belle journée à toi, jill

2. trublion  le 07-10-2017 à 15:59:22  (site)

Des mesures draconiennes pou éviter la triche, mais si la base des sujets est toujours la même, ça finit par perdre de son intérêt

3. monica-breiz  le 07-10-2017 à 23:12:05  (site)

la riche est évitée moi je trouve cela trés bien
kénavo René

4. fanfan76  le 08-10-2017 à 01:54:17  (site)

MERCI René, bon dimanche, fanfan

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posté le 06-10-2017 à 06:52:31

volume 3 chapitre VI page (27)

Les candidats sont classés en neuf rangs de capacité, selon le niveau géographique de pouvoir, mais le processus tend à favoriser les familles riches et puissantes, sans réels égards à la valeur des candidats.


Les fonctionnaires proches de l'Empereur et à la tête des Trois Départements et Six Ministères appartiennent au Premier rang, ceux qui ne sont responsables que d'un comté judiciaire, relèvent du Neuvième rang, lui-même subdivisé en zheng, cong (député), shang (supérieur) et xia (inférieur).


La dynastie Song (960-1279) eut à cœur de s'attacher étroitement les fonctionnaires en faisant que ceux-ci doivent leur prestige social à la cour impériale et leurs salaires au gouvernement central, plutôt qu'à leur qualité de riches propriétaires terriens, les deux qualités n'étant cependant pas incompatibles car les mandarins acquièrent souvent des propriétés foncières, le prestige du savoir ayant aussi pour contrepartie, le mépris accordé, en Chine, aux métiers marchands.


Sous les Ming s'achève la compilation par Hu Guang (1370-1418) et d'autres membres de l'Académie Han lin des textes néo-confucéens destinés à la préparation des examens mandarinaux.


La Grande Somme sur la nature et le principe, la Grande Somme sur les Cinq Classiques et la Grande Somme sur les Quatre Livres qui devint le texte de base des compositions d'examen en huit parties (ba gu wen) et qui consistait à développer en huit paragraphes une citation tirée d'un texte classique.


Au début de la dynastie Ming, les examens duraient entre 24 et 72 heures, les candidats étant isolés dans des pièces séparées.


Pour maintenir l'objectivité de la correction, les candidats sont identifiés par un chiffre plutôt que par leur nom et les copies d'examens sont recopiées avant d'être corrigées.


Le formalisme sera encore plus poussé sous les Ming (1368-1644) et les Qing (1644-1911), par l'introduction de sévères contraintes tenant au style et au nombre de caractères permis dans les dissertations.

 

 


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1. jill bill  le 06-10-2017 à 07:36:27  (site)

Ah le pouvoir des familles riches, partout pareil....

2. trublion  le 06-10-2017 à 15:52:58  (site)

on peut dire qu' il était difficile de tricher !
Et le pouvoir avait compris qu' il fallait qu' ils dépendent de lui, comme en France le gouvernement cherche à faire de nous des assisités

3. fanfan76  le 06-10-2017 à 16:08:13  (site)

Et bien comme cela pas de favoris, pour les corrections, avec un chiffre c'est plus anonyme...
Bonne fin d'après midi, amitiés et bon week-end, fanfan

4. monica-breiz  le 06-10-2017 à 23:52:48  (site)


comme cela pas de triche
c'est trés bien avec un numéro
bonne fin d ejournée pour toi
kénavo

5. anaflore  le 06-10-2017 à 23:57:02  (site)

Sévérité des juges
Bon wk

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posté le 05-10-2017 à 07:12:49

volume 3 chapitre VI page (26)

Le système mandarinal comprend deux catégories, celle des (mandarins dans le système) (liunei) qui ont accès aux postes supérieurs de l'administration et celle des (mandarins hors du système) (liuwai) ou fonctionnaires subalternes, dont la présence aux audiences impériales est interdite, mais à qui il est possible de rejoindre la première catégorie dès lors qu'ils ont subi avec succès les épreuves d'un concours, chacun de ces grades mandarinaux est divisé en neuf échelons.


Calqué sur une hiérarchie prônée par les Codes rituels de l'ère archaïque, ce système administratif est fondé sur le mérite des individus dûment sélectionnés, ce qui permet d'éviter tout accaparement par la noblesse de ces fonctions indispensables à l'organisation de la société la plus nombreuse de la planète durant l'antiquité.
Sous les Qin (221-207 av JC), des formes de recrutement sur la base du mérite personnel apparaissent déjà.


Par la suite, durant l'ère des Han (202 av JC-220 ap JC) est mis en place le système dit du xiao lian qui définit les critères de mérites nécessaires aux fins de nominations et affectations aux postes publics, en particulier aux emplois militaires.


Après la chute de la dynastie Han, la part du mérite régresse dans le recrutement de la bureaucratie chinoise, en évoluant vers le système des neuf rangs.


Ce modèle de nomination aux postes civils fut en vogue durant la période des Trois royaumes de Chine et des Dynasties du Nord et du Sud mais, corruptible et renforçant les clans locaux et la noblesse guerrière, il fut abandonné au profit du plus efficace système des examens impériaux, en 605, sous la courte dynastie Sui (581-618).

 

 

 


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1. jill bill  le 05-10-2017 à 07:53:05  (site)

Merci René et bon jeudi en Chine.

2. trublion  le 05-10-2017 à 15:14:59  (site)

ça me fait penser au bac, licence, maitrise, et agrégation qui en France ont bien perdu de leur aura

3. monica-breiz  le 05-10-2017 à 22:16:20  (site)

intéressant René
bonne fin de journée

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posté le 04-10-2017 à 06:26:51

volume 3 chapitre V page (25)

Les examens impériaux
Les examens mandarinaux (kējǔ) ouvraient à la bureaucratie de l'Etat impérial. Institutionnalisé en 605, le principe méritocratique remonte en définitive à la dynastie des Han (-206 av JC à 220 ap JC).


La tradition confucéenne renaît sous la dynastie Han, à partir de - 206, parallèlement à la centralisation politique et administrative, conduite sous le règne de l'empereur Wu (-140-87 av JC).


L'édit de -136 établit des chaires impériales pour les docteurs enseignant les Cinq Classiques confucéens.


Mandarin (fonctionnaire)

Le mandarin est le terme occidental utilisé pour désigner un haut fonctionnaire lettré et éduqué dans la tradition de Confucius, mis au service de l'Empereur de Chine, à l'issue d'une sélection rigoureuse et très limitative des meilleurs candidats.


Pendant 1300 ans, entre les années 605 et 1905, la haute administration impériale, tant centrale que provinciale est tenue par une caste recrutée sur la base de concours extrêmement difficiles : les examens impériaux.


Le terme est utilisé par les Occidentaux pour traduire guan (官), cette langue parlée dans la Chine du nord, utilisée à partir des dynasties Ming et Qing.


Le recrutement des élites en Chine, le modèle confucéen de l'intellectuel lettré, l'existence de fonctionnaires en Chine est attestée dès l'époque de la dynastie Zhou.


Mandarin est un terme portuguais provenant du mot sanskrit signifiant (conseiller), ces mandarins formeront l'épine dorsale de l'administration chinoise pendant des siècles.


Ces mandarins formeront l'épine dorsale de l'administration chinoise pendant des siècles, calqué sur une hiérarchie prônée par les Codes rituels de l'ère archaïque, ce système administratif est fondé sur le mérite des individus dûment sélectionnés, ce qui permet d'éviter tout accaparement par la noblesse de ces fonctions indispensables à l'organisation de la société la plus nombreuse de la planète.

 

 

 


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1. jill bill  le 04-10-2017 à 07:09:38  (site)

J'aime le dernier passage sur les mandarins ;-) bon mercredi en Chine René !

2. trublion  le 04-10-2017 à 15:12:43  (site)

Au moins avaient ils des hommes capables avec cette méthode de recrutement, alors qu' aujourd' hui en France, les hauts fonctionnaires sont cupides et bornés

3. fanfan76  le 04-10-2017 à 19:45:03  (site)

MERCI René, bonne fin de semaine, bonne fête de la mi automne, amitiés, fanfan

édité le 04-10-2017 à 13:45:15

4. colea  le 04-10-2017 à 21:40:09  (site)

Bonjour René!
Je pense que le choix au mérite vaut bien mieux que le tirage au sort qui sévit dans quelques universités en France quand il y a pléthore de candidats pour les facs les plus demandées.
amitié,
lea

5. monica-breiz  le 05-10-2017 à 02:22:31  (site)

bonsoir
je sais maintenant que le Mandarin est un conseiller
merci
kénavo

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posté le 03-10-2017 à 06:37:55

volume 3 chapitre V page (24)

Après c'est les discours des parent, en premier le père du marié, discour en cantonais bien sur, ensuite la mère du marié, puis les parents de la mariée.


En premier le marié, passe a chaque table trinqué, il trinque avec de l'alcool bien sur, s'il ne sais pas boire ces les frères (en réalité des amis ou cousins) qui font cela à sa place.


Il faut savoir qu'un banquet de mariage, est totallement diffèrent de l'occident, comme la famille est fort nombreuse, les amis, les collègues, cela se solde par de nombreux invités, entre 200 et 400, parfois plus.


Il y a toujours un écran qui montre des photos du couple cela avec de la musique, mais dans un mariage chinois on ne danse pas, parfois après ce repas, pour quelques invités il y a un karaoké, ou l'on boit de la bière.


Puis la mariée change de tenue et porte la robe traditionnelle chinoise (la jibao) elle passe parmis tout les invités et offre le thé a toute les personnes, aidée par ses multiple sœur (amies ou cousines), en retour elle reçois une hong pao (enveloppe avec de l'argent).


En Chine, l'épouse retourne voir ses parents avec un cochon grillé ce qui annonce la perte de sa virginité.


De nos jours bien sur en plus, on signe un registre à l'administration chaque époux reçois un livret de mariage.


Avant de voir la suite de l'histoire de la Chine, nous allons voir, certaine chose fort importante pour bien comprendre la base de la culture chinoise.


Les mandarins chinois :

Les examens pour devenir mandarin mis en place en 606, supprimé en 1905, il se sera maintenu pendant 1300 ans, de concours locaux en concours régionaux puis nationaux.

 

Le système du KEJU avait été porté à son comble, toutes les études portent presque exclusivement sur les lettres, et l'histoire, il faut savoir qu'un madarin c'est un peu comme un ministre de nos jours.

 

 

 


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1. jill bill  le 03-10-2017 à 06:40:21  (site)

Tchin tchin ça doit couler à flot, merci René et bon mardi en Chine, jill

2. trublion  le 03-10-2017 à 15:37:45  (site)

Les mariés et invités doivent espérer que les discours ne seront pas trop longs !
Il faudrait presque trinquer avant !

3. monica-breiz  le 04-10-2017 à 00:07:16  (site)

Ah la Jibao comme tu la nommes

je suis admirative des robes à la Chinoise j espére que un jour tu nous montreras des photos de ces robes
bonne soirée RENE

4. fanfan76  le 04-10-2017 à 00:26:01  (site)

De nombreux invités, la facture doit être élevée... Bon mercredi, amitiés, fanfan

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posté le 02-10-2017 à 07:12:23

volume 3 chapitre V page (23)

Le grand jour est arrivé, tout le monde a mis de beaux habits, le staff de mariage est arrivé, il comprend (coiffeur, maquilleuse, photographe, caméraman, voiture de luxe).


Suivant les moyens, une Mercedes et 4 Audi, ou plus cher Roll royce, Ferrari....etc, toute décorées de fleurs et de rubans rose, la voiture des mariés un gros bouquet de fleurs sur le capot.


Le marié quitte ses parents, il part avec les voitures de luxe en cortège cherché la mariée, une fois arrivé au domicile de celle-ci, porte close, il frappe à la porte on ne répond pas, il frappe encore, les sœurs répondent, mais sans ouvrir la porte.


Ici nous entrons dans une sorte de comédie (mais c'est la coutume en Chine) le futur marié doit marchandé avec les sœurs et donné moulte hong pao (enveloppe rouge avec de l'argent) pour qu'on lui ouvre la porte.


La coutume de l'offrante du thé :

Les mariés a genoux devant les parents, offre une tasse de thé aux père et la mère, ils reçoivent une hong pao (enveloppe rouge avec de l'argent), très souvent aussi un bijou en or, c'est fait ils sont marié.


Puis c'est la soirée de mariage, faux gâteau de mariage en carton, pyramide fontaine de coupe de champagne, bref une copie de nos mariage, la mariée en robe blanche.

 

 

 


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1. jill bill  le 02-10-2017 à 09:27:54  (site)

Je vois ;-) Merci René...

2. trublion  le 02-10-2017 à 15:22:07  (site)

et bien, c' est un sacré cérémonial, mais l' évènement est d' importance

3. monica-breiz  le 02-10-2017 à 23:41:10  (site)

la coutume de l offrande du thé est très émouvante je pense
kenavo RENE

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