Le vieux Mandarin raconte, la Chine

J'écris ce livre sur la Chine

posté le 10-11-2017 à 06:48:41

volume 3 chapitre XIII page (62)

En guise de châtiment pour ses échecs, Lin a été rétrogradé et envoyé en exil dans le Xinjiang, dans cette province, Lin a été le premier chinois à y prendre note de plusieurs aspects de la culture musulmane, toutefois le gouvernement chinois a toujours considéré Lin comme un fonctionnaire a la vertu rare et l'a finalement réintégré afin de s'occuper de plusieurs situations difficiles.


Il meurt à Puning en 1850 en chemin vers le Guangxi, où le gouvernement l'avait envoyé pour aider à mettre fin à la rébellion de Taiping.


Il reste de lui l'image d'un grand patriote chinois, opposé à l'ouverture du pays, mais qui a senti le besoin d'une meilleure connaissance des étrangers.


1843 La France et les États-Unis exigent leur part du gâteau, la Chine, vaincue, doit s'incliner, des concessions sont attribuées aux puissances occidentales qui s'installent dans l'empire du Milieu, c'est le début d'une colonisation qui n'ose pas dire son nom, la population rend la dynastie mandchoue responsable de cette situation, des troubles vont déchirer le pays pendant un siècle, jusqu'à la victoire des communistes en 1949.


1844 les dignitaires des grands monastère du Tibet réclament l'intervention de l'empereur de Chine pour se débarrasser du régent qui exerce le pouvoir durant la minorité du Dalaï lama dont le comportement les indispose, Beijing ne perd pas cette occasion de rétablir son autorité.


Traité de Whampoa entre la France et la Chine, ce traité permet aux Français de commercer avec les Chinois dans cinq ports différents, il favorise aussi les missions chrétiennes, la religion catholique est désormais tolérée en Chine, c'est une des conséquences de la guerre de l'opium.

 

 

 


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1. jill bill  le 10-11-2017 à 07:12:36  (site)

Merci encore René et bon vendredi en Chine...

2. trublion  le 10-11-2017 à 15:55:04  (site)

on se demande au nom de quoi les occidentaux vouaient se partager la Chine et imposer leurs religions !
Heureusement, l' histoire montre que les envahisseurs finissent toujours par être virés

3. monica-breiz  le 10-11-2017 à 20:10:01  (site)

merci René

que la Chine reste elle même , c'est un grand PAYS
bonne fin de semaine pour toi et Qing

4. fanfan76  le 10-11-2017 à 21:54:21  (site)

Merci René, merci aussi de ton gentil message...
Je reste en pause, toujours des soucis de santé dans la famille...
Amitiés, bon week-end, fanfan

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posté le 09-11-2017 à 06:52:49

volume 3 chapitre XIII page (61)

En raison de cette défaite, et aussi à cause de la corruption de la structure politique de la dynastie Qing, Lin a été utilisé comme bouc émissaire pour ces pertes, il a été remplacé par Qishan.


1840, une armada britannique est mise sur pied, 16 vaisseaux de ligne, 4 canonnières, 28 navires de transport, 540 canons et 4000 hommes, sous le commandement de l'amiral Elliot, ils arrivent au large de Guangzhou en juin 1840, un croiseur britannique bombarde Guangzhou, mais sans succès, deux navires britanniques, défont 29 navires chinois.


1841 Palmertson, malgré l'opposition de Gladstone, obtient l'appui du parlement britannique pour entrer en guerre, Hong Kong, Guangzhou, Xiamen, tombent aux mains des Anglais.


Les Britanniques conquièrent Hong Kong, alors un avant-poste mineur chinois, et en font une tête de pont, les Britanniques capturent le fort Lin, qui gardait l'embouchure de la rivière des perles la voie maritime entre Hong Kong et Guangzhou.
Avec la prise de Shanghai, l'empereur accepte de négocier le traité de Nanjing, le premier des traités inégaux qui humilieront la Chine.


Les avantages vont continuer à se cumuler dans les années qui suivent et formeront la base du système des traités inégaux.


En 1842, le traité de Nanjing, ce traité qui met fin à la première guerre de l'Opium est très favorable aux puissances occidentales le Traité de Nanjing (Nankin) leur donne d'excellentes conditions, dont le libre commerce de l'opium, et surtout la concession des îles, de Hong Kong, pour 99 ans afin d'y établir leur base commerciale, de plus la chine doit payer en dédommagement commercial très important, cinq ports sont ouverts au commerce britannique, Hong kong (Port parfumé) est concédé et rebaptisé île Victoria, le cohong (guilde des marchands chinois) est dissous et les Chinois consentent des droits fixes de douane de 5 %.

 

 

 


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1. jill bill  le 09-11-2017 à 07:19:28  (site)

Ah la la ces conquêtes d'autres territoires... merci René, bon jeudi en Chine, jill

2. trublion  le 09-11-2017 à 18:06:09  (site)

Une période que les chinois n' ont pas dû oublier !
Quel culot quand même de mener la guerre si loin de son territoire !

3. monica-breiz   le 09-11-2017 à 23:43:39  (site)

ah ces Anglais sur la mer ils faisaient des ravages
mais ils ont aussi pris des défaites avec nos marins et Corsaires par chez moi
kenavo RENE

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posté le 08-11-2017 à 07:11:35

volume 3 chapitre XII page (60)

A la fin du règne de Qianlong (1736 à 1796), des troubles intérieurs (insurrections de paysans affiliés à la secte secrète du lotus blanc) et des guerres aux frontières se multiplient, révoltes des musulmans au Xinjiang, soulèvements des minorités ethniques dans le Sichuan et à Taiwan, chez les Miao dans le Sud-Ouest, ainsi que dans le Nord de la Birmanie, au Népal et au Vietnam.


En déficit commercial, les firmes étrangères, acheteuse de thé et de soie, supportent avec impatience les restrictions du gouvernement mandchou, l'économie chinoise, qui utilise une monnaie d'argent, entre en concurrence avec une économie mondiale fondée sur la monnaie d'or.


Un conservatisme obstiné, la corruption, l'apparition des négociants européens et de leur opium minent le pouvoir des Mandchous.


Les Occidentaux s'étaient mis à pratiquer sur une grande échelle la contrebande de l'opium, denrée de la Compagnie britannique des Indes orientales.


Malgré l'interdiction chinoise, les Anglais continuent à en faire commerce pour équilibrer le volume croissant de leurs achats, les incidents se multiplient à Guangzhou entre marchands anglais et fonctionnaires chinois, prémices de la première guerre de l'opium.


La consommation d'opium dans toutes les classes de la société, et le gouvernement corrompu du ministre He shen, favori de l'empereur Qianlong, minent l'empire.


1839 Au nom du libre échange, l'Angleterre entend imposer à la Chine l'achat de l'opium provenant de ses colonies de l'Inde.


Londres espère réaliser de fabuleux profits et aussi rééquilibrer sa balance commerciale déficitaire avec l'empire du milieu.


La Chine refuse de se soumettre à une exigence qui se traduirait par l'intoxication de sa population, sa dégénérescence et qui, au final, entraînerait sa soumission aux puissances occidentales, des cargaisons d'opium sont brûlées dès leur arrivée sur le sol chinois.

 

 

 


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1. jill bill  le 08-11-2017 à 07:31:49  (site)

Merci René et bon mercredi en Chine, jill

2. trublion  le 08-11-2017 à 14:55:06  (site)

j' ai souvent dit que même pour la France, les anglais ont posé plus de problèmes que l' Allemagne, visiblement en Chine aussi

3. monica-breiz  le 08-11-2017 à 15:47:17  (site)

ah les Anglais , toujours sur la bréche ceux la

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posté le 07-11-2017 à 06:59:13

volume 3 chapitre XII page (59)

1816 Nouvelle ambassade britannique (Lord Amherst) à Beijing pour tenter d'entrebâiller les portes de la Chine, il y est reçu de manière humiliante, comme les autres diplomates, il est contraint de se coucher à plat ventre pour saluer l'empereur.


La progression coloniale des puissances occidentales en Asie sera guidée par le souci de pénétrer dans une Chine perçue comme un immense potentiel commercial.
1827 Fumer de l'opium crée rapidement une forte addiction, le gouvernement limita cette pratique, devenue une mode sous les Qing.


Les Britanniques produisaient l'opium sous le contrôle de la Compagnie des Indes orientales qui utilisait des marchands privés pour l'acheminer en Chine où la drogue s'échangeait contre du thé, de la soie ou de la porcelaine, la croissance du nombre d'opiomanes oblige le gouvernement chinois à réagir.


Face aux forces de l'empire britannique, les Qing vont perdre leur prestige intérieur, le déclin de la dynastie des Qing commence.


1830 Alors que de grands dangers menacent l'empire du Milieu, celui-ci imbu de la supériorité de sa civilisation, est mal préparé à les affronter.


Le gouvernement central, isolé de la population, manque de ressources, aussi bien financières que militaires, les 18 provinces, en situation de quasi autonomie, en absorbe la majeure partie, la conscience nationale est affaiblie par la division du pays et la présence, à la tête de l'état, d'une monarchie étrangère.


La population atteint 200 millions d'habitants, mais son immense majorité vit à la campagne dans des conditions proches de la misère, le commerce, orienté principalement vers l'Asie centrale, tourne le dos à la mer, d'où vient la menace.


Une noblesse oisive et pléthorique, membre de la famille impériale, dilapide une fraction importante de la richesse nationale, les fonctionnaires, recrutés comme au 14 siècle, mal rémunérés, se dédommagent par la corruption.

 

 

 


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1. jill bill  le 07-11-2017 à 07:13:16  (site)

Et bien côté noblesse quand le peuple trime... merci René !

2. trublion  le 07-11-2017 à 16:34:40  (site)

on ferait bien en Europe de cogiter sur cette période de la Chine !

3. monica-breiz  le 08-11-2017 à 00:14:41  (site)

triste pour les pauvres toujours opprimés dans les campagnes

bonne soirée pour toi

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posté le 06-11-2017 à 06:09:07

volume 3 chapitre XII page (58)

La guerre de l'opium :
Lin Ze xu 林则徐 (1785-1850), né à Fuzhou dans la province de Fujian était un chercheur et officiel chinois pendant la dynastie Qing.


En 1811, il est nommé à la prestigieuse Académie Hanlin, il devient Gouverneur général du Hunan et du Hubei en 1837, où il a lance une campagne de suppression de l'opium.


Formidable bureaucrate connu pour sa compétence et sa haute moralité, Lin est envoyé dans le Guangdong comme commissaire impérial par l'empereur à la fin de 1838 pour mettre fin à l'importation illégale d'opium au nom de la Grande-Bretagne.


L'empereur punit de la strangulation les fumeurs d'opium et de la décapitation les trafiquants.


Il arrive en Mars 1839 et arrête plus de 1700 marchands chinois d'opium et procède à la confiscation de plus de 70000 pipes à opium, il tente d'abord d'obtenir des sociétés étrangères à renoncer à leur opium, en échange de magasins de thé, mais il échoue et fait usage de la force dans les enclaves marchandes.


Il saisit alors près de 1,2 millions de kilogrammes d'opium, 500 ouvriers travaillent pendant 22 jours afin de tout détruire, le mélange d'opium, de chaux et de sel est jeté dans l'océan, enfin, Lin fait pression sur le gouvernement portugais de Macao, pour expulser les Britanniques.


Lin a également écrit un extraordinaire mémorial, par voie de lettre ouverte, à la reine Victoria d'Angleterre en 1839, demandant la fin du trafic d'opium.


Son principal argument est que la Chine fournit à la Grande-Bretagne des denrées précieuses telles que le thé, la porcelaine, les épices et la soie, tandis que la Grande-Bretagne envoie seulement du (poison) en retour, la mémoire n'a jamais été rendue à la reine, mais il a ensuite été publié dans le Times.


L'ouverture des hostilités entre la Chine et la Grande-Bretagne commence en 1839, Lin fait des préparatifs de guerre contre l'invasion britannique.


En conséquence, les forces britanniques ont été battues à plusieurs reprises dans les combats dans la région de Guangzhou, la force navale britannique débarque facilement à Dinghai.

 

 

 


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1. jill bill  le 06-11-2017 à 07:52:01  (site)

L'opium me fait penser au Lotus Bleu, Hergé... merci René et bon lundi en Chine

2. trublion  le 06-11-2017 à 15:48:46  (site)

l' argument était valable, la Chine exportait du sérieux, alors que les anglais exportaient du poison

3. monica-breiz  le 06-11-2017 à 19:47:49  (site)

l 'opium cela m 'intriguait quand je lisais des romans sur la Chine
ou dans le lotus bleu BD de Hergé
bonne journée

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posté le 05-11-2017 à 06:40:13

volume 3 chapitre XII page (57)

Le pouvoir est exercé par un favori, Heshen, les postes officiels sont vendus, une atmosphère de corruption annonce déjà le déclin de la dynastie, sous les premiers empereurs mandchous, le pouvoir se renforce dans le sens d'une monarchie absolue.


Les fonctionnaires sont recrutés par concours de manière très formaliste, le néo-confucianisme est l'idéologie dominante, le pouvoir favorise la compilation des oeuvres littéraires marquantes de tous les temps, mais en les soumettant à la censure et en écartant les textes qui lui déplaisent.


Des historiens sont condamnés à mort et exécutés, un auteur décédé est exhumé pour être réduit en poudre, sous Qianlong, une phrase mal interprétée peut conduire au supplice.


Pour mieux contrôler le pays, celui-ci est progressivement fermé au commerce étranger, après la rupture avec les jésuites, la Chine va stagner alors que l'Occident connaît un développement intellectuel et technologique sans précédent.


La croissance économique est insuffisante, compte tenu de l'explosion démographique, et de nombreux Chinois sont contraints de s'exiler, d'abord en Asie du sud-est, puis ensuite ailleurs, où ils nourriront une diaspora qui s'emparera du commerce dans de nombreux pays.


1800, le sentiment national se développe et entraîne la rupture de toute relation avec l'Occident, seul le port de Guangzhou (Canton) reste ouvert au commerce avec l'étranger, les firmes étrangères, acheteuse de thé et de soie, supportent avec impatience les restrictions du gouvernement mandchou.


L'économie chinoise, qui utilise une monnaie d'argent, entre en concurrence avec une économie mondiale fondée sur la monnaie d'or, un conservatisme obstiné, la corruption, l'apparition des négociants européens et de leur opium minent le pouvoir des Mandchous.


Les Occidentaux s'étaient mis à pratiquer sur une grande échelle la contrebande de l'opium, denrée produite à bon compte par les Bengalis de la Compagnie britannique des Indes orientales, l'empereur interdit cette importation d'opium, l'empereur déconseille à ses sujets l'usage de l'opium, (cette ordure étrangère).


Malgré l'interdiction chinoise, les Anglais continuent à en faire commerce pour équilibrer le volume croissant de leurs achats, les incidents se multiplient à Guangzhou entre marchands anglais et fonctionnaires chinois.

 

 

 


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1. jill bill  le 05-11-2017 à 07:49:41  (site)

Intéressant encore; merci, bon dimanche en Chine, jill

2. trublion  le 05-11-2017 à 15:11:28  (site)

C' est un peu l' histoire du monde avec les hauts et les bas

3. fanfan76  le 06-11-2017 à 00:00:41  (site)

Merci René, bonne semaine, amitiés, fanfan

4. monica-breiz  le 06-11-2017 à 01:26:55  (site)

très intéressant à connaitre cette histoire
kenavo René

5. elena13  le 06-11-2017 à 01:43:47  (site)

Merci pour l'histoire !!!

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posté le 04-11-2017 à 07:33:00

volume 3 chapitre XII page (56)

L'Europe industrielle naissante commence à s'intéresser à cet empire immobile d'Asie qui intrigue et passionne, l'Angleterre profite des troubles qui ont éclaté en France pour évincer définitivement cette puissance qui avait pris pied dans l'empire du Milieu par le truchement de ses missionnaires.


1784 La diminution des taxes sur le thé va accroître considérablement la demande de ce produit au Royaume-Uni.


1790 Des troupes de théâtre locales, de l'opéra hui ban, furent invitées pour célébrer le 80e anniversaire de Qianlong, ces différents styles de théâtre chanté vont fusionner, et en quelques décennies, donneront naissance à l'opéra de Beijing ou Jing ju.


1791 Le général chinois Fu Kan gan écrase les envahisseurs gurkhas (Népal) sous l'instigation des Britanniques, le Népal doit reconnaître la suzeraineté de Beijing du Tibet, désormais, une garnison chinoise séjournera à Lhassa et l'empereur de Chine y sera représenté par un amban qui n'est certes pas tout à fait un gouverneur mais qui est bien plus qu'un simple ambassadeur.


1793 Une nouvelle constitution est imposée au Tibet par la Chine, elle institue un véritable protectorat, y compris en matière religieuse.


1795 L'abdication de Qianlong en faveur de son 17ème fils, mais il continue à s'occuper des affaires du pays comme empereur retiré.


La politique de sinisation est poursuivie dans le Yunnan, le Guizhou, le Guangxi, le Sichuan, le Hubei et le Hunan, une révolte des Miaos éclate au Sichuan, au Hunan et au Guizhou.


La secte du Lotus blanc ensanglante le Sichuan, le Henan et le Shanxi, les rébellions sont matées et les chefs des tribus sont mis au pas, les pays voisins de la Chine (émirats de Kaboul et de Boukhara, Annam et Siam) font acte d'allégeance à l'Empire du Milieu.


1799 la mort de Qianlong.
La population de la Chine représente alors le tiers de la population mondiale et sa balance commerciale est fortement excédentaire, l'économie mondiale est partagée entre l'influence des puissances maritimes occidentales (Angleterre, Portugal, Espagne, Pays-Bas, France) et l'influence continentale de la Chine, autour de laquelle s'est organisé un ensemble immense et cohérent (Corée, Asie du sud-est, Asie centrale). Qianlong, soucieux de connaître par lui même la réalité, accomplit de nombreux voyages dans son empire, admirateur de son aïeul, Kuanxi, il s'efforce de l'imiter et promet même de le surpasser, pourtant, vers la fin de son règne, il devient arrogant et peu entreprenant.

 

 

 


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1. jill bill  le 04-11-2017 à 08:30:11  (site)

Merci René... bon W-E en Chine, jill

2. trublion  le 04-11-2017 à 16:08:37  (site)

on comprend qu' un tel empire attire, surtout quand on y voit des consommateurs potentiels !

3. fanfan76  le 05-11-2017 à 03:00:10  (site)

MERCI René, bon dimanche, amitiés, fanfan

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posté le 03-11-2017 à 07:50:21

volume 3 chapitre XI page (55)

1723 Yong zheng crée le Grand Conseil d'État et renforce le pouvoir impérial, la corvée est remplacée facultativement par un impôt, des mesures sont prises pour combattre la corruption des fonctionnaires, la sinisation des territoires peuplés de minorités ethniques est entreprise, notamment au Tibet les chefs de tribus sont remplacés par des fonctionnaires, le Tibet devient une province chinoise, et la main mise de Beijing sur le toit du monde est renforcée.


1735 La mort de l'empereur Yong zhen et avènement de l'empereur Qianlong, dès son avènement, il promet de limiter la durée de son règne en abdiquant au bout d'un certain temps, la Chine compte alors 140 millions d'habitants.


1750 Une émeute à Lhassa, fomentée par les partisans des Dzungars, entraîne la mort de nombreux Chinois dont les commissaires impériaux, Beijing exige le châtiment des coupables.


1751 La Chine impose des réformes administratives au Tibet une dose de collégialité est introduite dans le gouvernement, Beijing reconnaît la souveraineté du Panchem lama sur la région de Shigatse, l'unité du Tibet est menacée, désormais le Panchem lama s'appuiera sur la Chine pour contester la prééminence du Dalaï lama.


1759 L'annexion des régions de l'ouest futur xinjiang par l'empire chinois, une population en très grande majorité musulmane, l'empereur Qianlong renforce son pouvoir face à l'intérêt croissant des puissances occidentales.


(1736-1795) Sous le règne de Qianlong, la Chine atteint sa plus forte expansion territoriale, l'économie à un grand essor, la croissance de population est importante et le pays vit quasiment en paix.


1760 Les Qing se méfiaient des étrangers, et limitaient le commerce maritime à la ville de Guangzhou, les Chinois qui avaient l'autorisation d'avoir des contacts avec l'étranger, appartenaient à une guilde de marchands appelée cohong.


1771 Qianlong commence à préparer son abdication, comme il s'y était engagé.

 

 

 


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1. jill bill  le 03-11-2017 à 07:54:02  (site)

Merci René et belle journée en Chine, jill

2. trublion  le 03-11-2017 à 16:06:40  (site)

La question du Tibet n' est pas encore réglée me semble t' il

3. fanfan76  le 03-11-2017 à 19:55:33  (site)

Merci René et bon week-end, amitiés, fanfan

4. monica-breiz  le 03-11-2017 à 22:42:50  (site)

le Thibet est donc Chinois mais c'est un peuple surement à part
kénavo rené

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posté le 02-11-2017 à 07:10:45

volume 3 chapitre XI page (54)

Et tout cela au moment même où Kuanxi décrète l'Édit de tolérance, ceux qui admirent Ricci et sont en contacts avec les élites sont plutôt favorables au respect des rites chinois, les autres, qui essayent de combattre toutes sortes de superstitions locales, sont plutôt favorables au mandement.


Ce qui est certain, c'est que les Chinois n'apprécient guère que des missionnaires s'opposent à leurs rites et traditions, un décret de Clément XI en 1704 condamnera définitivement les rites chinois, c'est la pire des erreurs.


C'est à ce moment qu'est instauré par l'empereur le système du piao, (billet) pour enseigner en Chine, les missionnaires doivent avoir une autorisation (le piao) qui leur est accordée s'ils acceptent de ne pas s'opposer aux rites traditionnels, Maigrot, envoyé du pape en Chine, refuse de prendre le piao, et est donc chassé de suite hors du pays.


L'empereur Kuanxi, qui s'implique dans le débat, convoque l'accompagnateur de Maigrot et le soumet à une épreuve de culture, ce dernier ne réussit pas à lire des caractères chinois et ne peut discuter des Classiques, l'empereur déclare que c'est son ignorance qui lui fait dire des bêtises sur les rites, de plus, il lui prête plus l'intention de brouiller les esprits que de répandre la foi chrétienne, qui enseigne des idioties au peuple.


En effet c'est une énorme bêtise de la part des missionnaires de parler, que dieu a recouvert toute la terre par des eaux, et fait construire l'arche de Noé, cela ne passe pas, car les annalles impériale chinoise qui parle de nombreuse et très grande innondations, mais jamais ne mentionne que toute la Chine a été recouverte par de l'eau, l'arche non plus ne passe pas, comment ont voyager les Pandas pour arrivé à l'arche, sans parlé des kangourous, car les chinois avais déjà connaissance de l'Australie, encore ignorée en Occident.


1722 Mort de Kuanxi, Yong zheng, le nouvel empereur, alarmé par la lutte que se livrent Anglais et Français pour la colonisation des Indes, expulse les missionnaires étrangers hors de Chine, l'empereur fait interdire le christianisme en 1724, seuls les Jésuites, scientifiques et savants à la cour de Beijing, l'armée chinoise perd les créateurs de son artillerie, les conséquences futures de cette mesure vont s'avérer désastreuses pour la Chine.

 

 

 


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1. jill bill  le 02-11-2017 à 07:31:52  (site)

Merci René et bon jeudi en Chine, jill

2. trublion  le 02-11-2017 à 16:11:15  (site)

l' ancien testament est une suite de paraboles, il faut en chercher le sens et surement pas le prendre au pied de la lettre.
et donc il est idiot alors de refuser les rites chinois !

3. fanfan76  le 02-11-2017 à 18:18:25  (site)

Chacun sa culture chrétienne !
Bonne soirée et bon vendredi, fanfan

4. monica-breiz  le 03-11-2017 à 00:12:30  (site)

chacun interpréte selon son pays et sa culture
bonne soirée rené

5. elena13  le 03-11-2017 à 04:28:40  (site)

Merci pour l'histoire de la culture Chrétienne.

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posté le 01-11-2017 à 07:11:32

volume 3 chapitre XI page (53)

Comme le formulait Verbiest (Comme la connaissance des étoiles avait jadis guidés les mages d'Orient vers Bethléem et les jeta en adoration devant l'enfant divin, ainsi l'astronomie guidera les peuples de Chine pour les conduire devant l'autel du vrai Dieu).


C'est qu'en offrant le meilleur de la civilisation occidentale à des païens, les pères jésuites, peu importe leurs intentions, ont de facto convaincu leurs intermédiaires qu'Orient et Occident pouvaient accéder à quelque chose d'universel dépassant de loin les religions des uns et des autres, leur courage et leurs actions ont jeté une première passerelle entre l'Orient et l'Occident, ce qui étais une bonne idée, mais hélas, c'étais sans compté sur l'esprit borné du Vatican.


Ayant appris le chinois, le jésuite français Jean-Pierre Gerbillon est envoyé en compagnie du jésuite portugais Thomas Pereira, comme conseillers et interprète à Nerchinsk avec les diplomates chargés de négocier avec les Russes le tracé de la frontière extrême-orientale entre les deux empires.


Ce tracé est confirmé par le traité de Nerchinsk de 1689 (un an après la mort de Verbiest), un important traité de paix établi en latin, en mandchou, en mongole, en chinois et en russe, conclu entre la Russie et l'empire Qing qui a mis fin à un conflit militaire dont l'enjeu était la région du fleuve Amour.


Claudio-Philippo Grimaldi (1639-1712) qui résidait en Chine, il apprend la mort de Verbiest, ce dernier était tombé de son cheval en 1687 avant de mourir en 1688 faisant de Grimaldi son successeur à la tête de l'Institut impérial d'astronomie.


Comme Schall avant lui, la Chine offre à Verbiest des funérailles d'état et sa dépouille mortelle reposera aux cotés de Ricci et Schall à Beijing en 1692, l'empereur Kuanxi, sans doute en partie pour honorer pour Verbiest, décrète la tolérance religieuse pour les chrétiens, la réponse du Vatican fut parmi les plus stupides et le mandement de 1693 de Monseigneur Maigrot fait exploser une fois de plus la (Querelle des Rites), il propose d'utiliser le mot (Tianzhu) pour désigner l'idée occidentale d'un Dieu personnifié, concept totalement étranger à la culture chinoise, d'interdire la tablette impériale dans les églises, interdire les rites à Confucius, et condamne le culte des Ancêtres.

 

 

 


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1. jill bill  le 01-11-2017 à 08:02:42  (site)

C'est bête, une chute de cheval... mais de belles funérailles ! Merci René...

2. trublion  le 01-11-2017 à 16:15:09  (site)

autant on peut dire que les jésuites étaient intelligents, autant le Vatican était rétrograde !
Les chinois avaient bien compris qu' occident et orient faisaient partie d' un même monde

3. fanfan76  le 01-11-2017 à 17:05:28  (site)

MERCI René, bonne fin de journée, amitiés, fanfan

4. monica-breiz  le 02-11-2017 à 00:58:35  (site)

chute fatale pour lui alors
et le temps continue
kénavo RENE

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